Pakistan : Ignorées pendant trois mois, les plaintes d’Imran Khan aboutissent à ce diagnostic médical alarmant

Depuis son incarcération en août 2023, l’état de santé de l’ancien Premier ministre pakistanais, Imran Khan, fait l’objet de vives inquiétudes au sein de son parti et de ses soutiens. Détenu à la prison d’Adiala à Rawalpindi, l’ex-champion de cricket, aujourd’hui âgé de 73 ans, a vu ses conditions de détention examinées de près par la justice. Un rapport récent, commandité par la Cour suprême, vient de mettre en lumière une dégradation physique majeure, conséquence directe d’alertes médicales restées sans réponse.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, un rapport de sept pages soumis à la Cour suprême du Pakistan dresse un constat accablant. Rédigé par l’avocat Salman Safdar, nommé amicus curiae (ami de la cour), ce document révèle qu’Imran Khan ne possède plus que 15 % de vision à l’œil droit. Cette perte quasi totale de l’acuité visuelle d’un côté serait le résultat d’une négligence prolongée de la part de l’administration pénitentiaire.

Le rapport détaille que l’ancien chef du gouvernement s’est plaint à plusieurs reprises, durant trois mois, d’une vision trouble et brumeuse. Ces signalements, adressés notamment sous la direction de l’ancien surintendant de la prison, n’auraient déclenché aucune action corrective. Faute de prise en charge, Imran Khan a fini par subir une perte de vision soudaine et complète de l’œil droit. Un rapport médical daté du 6 février 2026 a posé le diagnostic : une « occlusion de la veine centrale de la rétine droite », autrement dit un caillot sanguin ayant causé des dommages rétiniens sévères.

Face à cette situation, la Cour suprême a réagi avec célérité. Le juge en chef Yahya Afridi a ordonné la constitution immédiate d’une équipe médicale pour examiner l’œil de l’ex-Premier ministre, soulignant que « l’intervention était nécessaire ». La Cour a également exigé que le détenu puisse entrer en contact téléphonique avec ses fils résidant au Royaume-Uni, fixant une date butoir au 16 février pour l’exécution de ces directives.

Le parti d’Imran Khan, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), a exprimé sa profonde préoccupation, condamnant le traitement infligé à son fondateur. La formation politique a averti qu’elle se réservait le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les fonctionnaires responsables de cette détérioration sanitaire. Outre le problème oculaire, le rapport de Me Safdar confirme que l’homme politique est maintenu à l’isolement depuis plus de deux ans et que l’accès à ses avocats et à sa famille a été drastiquement restreint ces derniers mois.

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Un commentaire

  1. Triste ce qui se passe dans ce sublime pays.
    Un pays de musulmans détenteur de l’arme atomic mais miné par des guerres internes entre clans.

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