Nouvel organe de médiation présidé par Donald Trump : les attentes précises formulées par la Turquie pour valider le « Board of Peace »

Le paysage diplomatique international connaît une nouvelle configuration depuis Davos, en Suisse, où une initiative majeure vient d’être officialisée par la présidence américaine. Alors que Donald Trump a procédé au lancement du « Board of Peace », une structure qu’il préside personnellement en partenariat avec l’ONU, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a réagi à cette mise en place. Le chef de la diplomatie d’Ankara a détaillé la vision de son pays concernant l’efficacité réelle de cet organe face aux crises actuelles, notamment celle de la bande de Gaza.

La création de ce « Conseil de la Paix » intervient dans un contexte de tensions mondiales exacerbées. Selon les déclarations rapportées par l’agence Anadolu, Hakan Fidan considère que la valeur de cette nouvelle entité dépendra exclusivement de la mise en œuvre d’actions concrètes sur le terrain. Pour la Turquie, il ne s’agit pas seulement d’une instance symbolique, mais d’une plateforme où des nations aux intérêts divergents tentent d’harmoniser leurs positions. Le ministre a souligné que ce processus d’harmonisation exige des « négociations diplomatiques sérieuses » et une lutte véritable pour transférer le conflit du terrain vers la table des discussions.

Concernant le dossier prioritaire de Gaza, des étapes préliminaires ont déjà été franchies. Hakan Fidan a confirmé que la première réunion du Board a permis de discuter des mesures nécessaires à l’acheminement de l’aide humanitaire. Plus spécifiquement, les premières actions à entreprendre par le Comité national palestinien, désormais chargé d’administrer l’enclave, ont été mises sur la table. La position turque reste alignée sur les efforts du président Recep Tayyip Erdogan, visant à mettre un terme aux violences.

Au-delà du conflit israélo-palestinien, le ministre turc a profité de cette tribune pour aborder la situation en Syrie, voisine immédiate de la Turquie. Il a qualifié de « développement miraculeux » la transition observée dans ce pays, qui passe d’un état exportateur de terrorisme et de réfugiés à une nation se dirigeant vers l’unité et le rapatriement de ses citoyens. Ankara insiste sur la préservation de l’intégrité territoriale syrienne et la protection des droits de toutes les composantes ethniques et religieuses, incluant les Kurdes, les Alaouites, les Yazidis et les Turkmènes.

L’intervention de Hakan Fidan s’est élargie aux mutations de l’ordre mondial, évoquant les incertitudes planant sur des dossiers géopolitiques complexes comme les options militaires liées au Groenland ou la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Pour la diplomatie turque, qui prône une approche « gagnant-gagnant », le monde se trouve à un carrefour où des erreurs de calcul dans l’évaluation de ces évolutions pourraient mener à une instabilité accrue. La Turquie maintient sa politique d’équilibre avec les grandes puissances, attendant de voir comment les négociations actuelles, notamment celles impulsées par Donald Trump, évolueront dans les six prochains mois.

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