Le basketteur américain Kyrie Irving a récemment mis à jour sa photo de profil sur le réseau social Instagram pour marquer sa solidarité avec la Palestine. L’image sélectionnée met en lumière une scène impliquant un jeune garçon en Cisjordanie occupée, confronté à un obstacle militaire l’empêchant de se rendre en classe.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le joueur, suivi par 20,2 millions d’abonnés sur la plateforme, a choisi d’afficher un enfant palestinien assis avec un livre. Sur le cliché, ce dernier se retourne pour observer des soldats israéliens postés derrière une clôture en fil de fer barbelé.
La scène immortalisée se déroule à Umm al-Khair. Au début du mois, les écoliers de cette localité ont trouvé leur chemin habituel, long d’environ un kilomètre, entravé par une barrière installée par des colons sans autorisation légale. Les militaires ont refusé de la démanteler, la communauté faisant face à des ordres de démolition imminents en raison de l’absence de permis de construire. Ces documents sont rarement délivrés dans la zone C de la Cisjordanie, sous contrôle exclusif d’Israël.
Lorsque les enfants, dont certains sont âgés de cinq ans, ont tenté de contourner la clôture, l’armée a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Peu après l’installation de la séparation, une grande étoile de David a été formée avec des pierres par des colons du côté devenu inaccessible. En réaction, la communauté a initié une marche baptisée « l’école de la liberté d’Umm al-Khair », accompagnant les élèves au rythme des tambours jusqu’à la barrière. Les enfants se sont alors assis sur des rochers à proximité des barbelés pour reprendre le travail scolaire dont ils sont privés depuis plus de 50 jours.
Ce changement d’avatar s’inscrit dans une série de prises de position publiques de l’athlète de 34 ans en faveur des Palestiniens. En février dernier, il s’est présenté au All-Star Game de la NBA avec un t-shirt portant l’inscription « PRESS », en hommage aux journalistes couvrant la guerre dans la bande de Gaza. Précédemment, en novembre 2024, il arborait un collier représentant la carte de la Palestine historique, tandis qu’un an plus tôt, il apparaissait avec un keffieh lors d’une conférence de presse d’après-match.
Plus largement, la situation sécuritaire reste instable dans la région. Depuis la déclaration de cessez-le-feu dans la bande de Gaza le 10 octobre 2025, le bureau des médias du gouvernement à Gaza recense au moins 2 400 violations de cet accord par Israël jusqu’au 14 avril 2026. Ces données s’appuient sur la poursuite des frappes aériennes, des tirs d’artillerie, de la destruction des infrastructures et du blocage continu de l’aide humanitaire.