Négociations avec l’Iran : l’exigence non négociable fixée par Donald Trump avant la rencontre d’Islamabad

Après plus d’un mois de conflit direct et l’instauration d’une trêve de deux semaines, les États-Unis et l’Iran s’apprêtent à entamer des pourparlers. Si la réouverture du détroit d’Ormuz par Téhéran a permis de stabiliser les marchés énergétiques mondiaux, les bases de la négociation prévues au Pakistan s’annoncent déjà particulièrement tendues.

Selon les informations relayées par la chaîne Al Jazeera, la Maison Blanche refuse catégoriquement d’accéder aux requêtes iraniennes concernant son programme nucléaire. Karoline Leavitt, porte-parole de Donald Trump, a précisé mercredi que la ligne rouge fixée par le président américain reste inchangée : l’arrêt total de l’enrichissement d’uranium sur le sol iranien.

La proposition en 10 points soumise par l’Iran pour consolider le cessez-le-feu incluait le droit à l’enrichissement domestique, la levée des sanctions et la fin définitive des attaques. Une ébauche initiale qualifiée de « liste de souhaits » et littéralement jetée à la poubelle par l’équipe américaine, selon Leavitt. Bien que Donald Trump ait qualifié mardi une version révisée du plan iranien de « base de travail viable », son administration exclut toute concession sur le volet nucléaire.

Une première session de négociations est programmée ce samedi à Islamabad, la capitale pakistanaise. La délégation américaine sera dirigée par le vice-président JD Vance, l’envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner. Notre rédaction note que Washington pose comme condition préalable stricte le maintien de l’ouverture du détroit d’Ormuz « sans limitation ni retard ».

Du côté de Téhéran, la tenue même de ces pourparlers est désormais remise en question. Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, estime que les États-Unis et Israël ont déjà violé les termes du cessez-le-feu. Il dénonce la poursuite des opérations militaires au Liban, les incursions de drones dans l’espace aérien iranien et le refus américain de reconnaître le droit à l’enrichissement d’uranium. Sur le réseau social X, le responsable iranien a jugé « déraisonnable » l’idée de s’asseoir à la table des négociations dans ces conditions.

Sur le plan purement militaire, les deux camps revendiquent la victoire. Si Téhéran affirme avoir remporté cette guerre de 38 jours, l’administration de Donald Trump met en avant le succès de « l’Opération Epic Fury ». La porte-parole de la Maison Blanche soutient que les frappes américaines et israéliennes ont neutralisé les capacités navales, balistiques et industrielles de l’Iran, annihilant son programme nucléaire.

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