Les pourparlers à hauts risques entre les États-Unis et l’Iran, organisés à Islamabad dans le cadre d’une trêve de deux semaines, se sont achevés sans accord. Cette première rencontre directe à ce niveau depuis la révolution de 1979 a mis en lumière des divergences profondes sur plusieurs dossiers stratégiques.
La délégation américaine, conduite par le vice-président JD Vance, a quitté la capitale pakistanaise après plus de 21 heures de discussions. Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, JD Vance a confirmé l’absence de compromis à l’issue de la rencontre, qualifiant la situation de « mauvaise nouvelle pour l’Iran bien plus que pour les États-Unis ».
Du côté de Téhéran, le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a imputé cet échec à Washington, affirmant que la délégation américaine n’avait pas su instaurer un climat de confiance malgré les initiatives iraniennes. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a précisé que le succès du processus exigeait de la partie adverse de renoncer à des demandes jugées excessives.
L’exigence centrale des États-Unis repose sur l’obtention d’un engagement ferme et vérifiable de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires. JD Vance a présenté cette condition comme la « ligne rouge » et l’objectif principal du président Donald Trump. Téhéran, qui maintient que son programme a une vocation strictement civile, s’est dit disposé à négocier des limites en échange d’une levée totale des sanctions.
Le contrôle du détroit d’Ormuz constitue l’autre point de friction majeur. Sous blocus de fait par Téhéran depuis le 28 février, la fermeture de cette voie maritime bloque le transit de 20 millions de barils de pétrole par jour. Al Jazeera souligne que des experts comparent ce choc économique à l’embargo pétrolier de 1973. Lors des discussions, l’Iran a évoqué l’idée d’imposer des droits de péage pour le passage des navires, tandis que Washington exige une réouverture sans condition ni taxe.
L’intégration des alliés régionaux dans la trêve divise également les deux camps. L’Iran insiste pour que le cessez-le-feu englobe le Liban et le Hezbollah. Cependant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exclu cette option, lançant des dizaines de frappes au Liban quelques heures seulement après le début de la trêve entre Washington et Téhéran. Donald Trump a soutenu cette position israélienne, qualifiant les opérations au Liban d’« escarmouche séparée ».
Face à cette impasse, le Pakistan, pays hôte et médiateur, a appelé au maintien de la trêve en cours. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a souligné la nécessité pour les deux parties de respecter leurs engagements afin d’éviter une reprise du conflit armé, assurant que son pays continuerait à faciliter le dialogue dans les jours à venir.
c’est fou ça ou va le monde
Fermez vos grandes gueules et allez vous frottez aux chinois et aux russes au lieu de vous attaquer aux Iraniens toute l’amerique plus 50 pays vous pouvez absolument rien contre les Iraniens Une Seul et Unique Nation! Tchim…. Niakë fayda!