Depuis le déclenchement du conflit opposant les États-Unis et Israël à l’Iran le 28 février dernier, les répercussions s’étendent massivement aux pays de la péninsule arabique. Face à l’intensification des frappes touchant leurs territoires, les membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont officiellement saisi le Conseil de sécurité des Nations Unies ce jeudi pour réclamer une intervention immédiate.
Lors de son intervention, le secrétaire général du CCG, Jassim al-Budaiwi, a exhorté l’instance onusienne à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux attaques iraniennes visant les pays du Golfe. Qualifiant ces frappes de « violation flagrante » du droit international et de la Charte des Nations Unies, le dirigeant a souligné l’urgence de restaurer la sécurité et la stabilité dans la région. Selon les informations rapportées par le média Al Jazeera, le CCG exige également de l’ONU la protection des corridors maritimes afin de garantir une navigation ininterrompue.
Cette requête intervient alors que l’Iran a effectivement fermé le détroit d’Ormuz, une voie navigable stratégique par laquelle transite environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié, entraînant une flambée des prix mondiaux de l’énergie. Outre la sécurisation de ces voies de passage, Jassim al-Budaiwi a fermement indiqué que les six États membres du CCG — l’Arabie saoudite, le Qatar, Bahreïn, Oman, le Koweït et les Émirats arabes unis — devaient impérativement être inclus dans toute future négociation ou accord avec Téhéran, afin de prévenir une nouvelle escalade.
Si les officiels iraniens affirment agir en état de légitime défense en ciblant des intérêts liés aux États-Unis et à Israël, les frappes atteignent régulièrement des sites civils et des installations énergétiques critiques du Golfe. Le correspondant d’Al Jazeera, Zein Basravi, précise que 85 % des projectiles tirés par l’Iran ont visé les pays du Golfe, les Émirats arabes unis étant les plus durement touchés. Les pays de l’alliance régionale, qui tentaient d’éviter ce scénario des mois avant le début du conflit, concentrent désormais leurs efforts diplomatiques sur l’arrêt immédiat des hostilités.
Vous êtes de véritables farceurs. Est ce que vous connaissez le droit international ?