Le chef de l’État a récemment sillonné les régions de Tambacounda et Kédougou dans le cadre d’une tournée à vocation économique. Au-delà des annonces d’infrastructures, ce déplacement servait de test de popularité pour le régime en place dans cette partie orientale du pays. Interrogé par nos confrères de *Le Quotidien*, Lababa Faye, coordonnateur de la Convergence d’actions pour le projet Diomaye (Cap-Diomaye), revient sur les retombées de cette visite et clarifie la posture de son mouvement dans l’échiquier politique actuel.
L’objectif affiché par la Cap-Diomaye lors de ces étapes était de réussir le pari de la mobilisation. Selon Lababa Faye, les populations de Ségou Coura, Kidira ou encore Salémata ont répondu massivement à l’appel. Le coordonnateur décrit une « apothéose » à Ségou Coura, soulignant une ferveur militante constante, indépendamment des conditions météorologiques. Pour la structure, cette sortie massive des populations valide l’implantation du mouvement sur le territoire national.
Sur le plan strictement économique, le bilan dressé par le coordonnateur met l’accent sur la rupture avec les visites purement folkloriques. Lababa Faye insiste sur l’impact immédiat de ce déplacement sur l’économie locale, citant le remplissage des hôtels et l’essor temporaire du commerce et de l’artisanat. Plus durablement, ce sont les chantiers structurants qui retiennent l’attention : l’université, l’Isep de Kédougou, le Lynaq ou encore la gare ferroviaire. Ces projets visent à désenclaver ces terroirs et à impulser un développement endogène, sous réserve d’un suivi rigoureux par les ministres et directeurs concernés.
Au-delà du satisfecit sur la tournée, Lababa Faye a tenu à préciser le fonctionnement interne de la Cap-Diomaye et ses perspectives électorales. Le mouvement, qui se définit comme un « bouclier » pour le Président, refuse toute autonomie décisionnelle par rapport au chef de l’État. Alors que les élections locales se profilent, la consigne transmise aux militants est sans équivoque : l’attente des directives présidentielles. « Nous n’obéissons qu’à lui et ne recevons d’ordre que de lui », martèle le coordonnateur, réaffirmant l’ancrage du mouvement au sein de la Coalition Diomaye Président dirigée par Mimi Touré.