Les relations diplomatiques entre Rome, Washington et Tel-Aviv traversent une zone de turbulences. En marge des tensions liées au conflit au Moyen-Orient, le gouvernement italien a pris des mesures concernant sa coopération militaire, provoquant de vives réactions outre-Atlantique.
La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a annoncé mardi la suspension du renouvellement automatique d’un accord de défense avec Israël. Cette décision intervient dans un contexte de détérioration des liens avec les États-Unis depuis les frappes israélo-américaines sur l’Iran. Selon les informations rapportées par Insider Paper, cette prise de distance s’explique en partie par les répercussions économiques sur l’Italie, pays dépendant de ses importations énergétiques, qui refuse de s’impliquer directement dans le conflit armé.
L’accord suspendu portait sur l’échange d’équipements militaires et la recherche technologique. Le ministère israélien des Affaires étrangères a minimisé l’impact de cette annonce, affirmant par la voix de son porte-parole, Oren Marmorstein, qu’il s’agissait d’un protocole d’accord ancien sans contenu substantiel. Les tensions italo-israéliennes s’étaient déjà accrues la semaine précédente, lorsque des tirs de sommation israéliens ont touché un véhicule du contingent italien des forces de maintien de la paix de l’ONU au Liban, entraînant la convocation de l’ambassadeur israélien à Rome. Lundi, Israël a répliqué en convoquant l’ambassadeur italien après des déclarations du ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, condamnant les attaques contre les civils libanais.
L’escalade verbale a également touché l’axe Rome-Washington. Donald Trump a vivement critiqué Giorgia Meloni mardi lors d’une interview accordée au journal Corriere della Sera. Le président américain s’est déclaré « choqué » par le positionnement de la dirigeante. Fustigeant son refus d’intervenir militairement, il a affirmé qu’elle tolérait le risque d’un Iran doté de l’arme nucléaire, capable selon lui de détruire l’Italie en deux minutes s’il en avait l’opportunité.
Ce différend diplomatique s’est intensifié autour de la figure du pape Léon XIV. Après que Donald Trump a émis de sévères critiques dimanche contre le discours anti-guerre du souverain pontife, Giorgia Meloni a publiquement qualifié les propos du locataire de la Maison-Blanche d’« inacceptables ». Fragilisée sur le plan national après sa défaite au référendum sur la réforme de la justice le mois dernier, la Première ministre opère un repositionnement stratégique vers ses partenaires européens. Le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, lui a apporté son soutien sur le réseau social X, affirmant que le gouvernement défendra exclusivement les intérêts nationaux tout en demeurant au sein des alliances occidentales.
Merci beaucoup
Qu ils soient maudits, satan Netakhyahu et son disciple de fou Trump