C’est un renforcement significatif des ressources humaines au sein des juridictions financières du Royaume chérifien. Sur la base des propositions émises lors de la réunion du Conseil de la magistrature tenue le 9 décembre 2025, le Roi Mohammed VI a validé une série de mesures visant à consolider le fonctionnement de la Cour des comptes. Ces décisions, officialisées par un communiqué de l’institution, concernent à la fois l’intégration de nouveaux profils et l’évolution de carrière de nombreux magistrats en poste.
Selon les informations relayées par Agence Afrique, le souverain a procédé à la nomination de vingt-quatre auditeurs. Ces derniers accèdent à la qualité de magistrats de deuxième grade et sont désormais affectés auprès des différentes juridictions financières du pays. Cette vague de nominations répond aux besoins structurels de l’institution chargée du contrôle des finances publiques.
Au-delà de ces nouvelles intégrations, un vaste mouvement de promotion interne a été acté. Le communiqué précise que 155 magistrats ont bénéficié d’une élévation hiérarchique, accédant au « grade principal ». Il s’agit d’un échelon récemment créé suite à des directives royales spécifiques, visant à valoriser le parcours des officiers publics au sein de cette administration.
Cette restructuration témoigne, selon la Cour des comptes, de l’attention portée par le Palais à l’évolution du statut de la magistrature financière, pilier central de la bonne gouvernance au Maroc.