Le futur Premier ministre hongrois, Peter Magyar, a affirmé lundi que son gouvernement exécutera les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI). Cette prise de position survient alors que le dirigeant israélien Benjamin Netanyahu a récemment été convié à se rendre à Budapest.
Selon les informations rapportées par Insider Paper, cette invitation est programmée pour le mois d’octobre prochain, afin de marquer le 70e anniversaire du soulèvement anti-soviétique de 1956. Interrogé par la presse sur l’apparente contradiction entre cette invitation et le mandat d’arrêt émis en 2024 par la juridiction internationale contre M. Netanyahu, Peter Magyar a maintenu sa ligne juridique.
Le responsable conservateur a précisé que si un individu visé par un mandat pénètre sur le territoire d’un État membre de la CPI, ce dernier doit être placé en détention. En réponse aux questions des journalistes, il a indiqué supposer que chaque chef d’État connaissait ces lois et qu’il n’avait pas besoin de les détailler au téléphone avec le Premier ministre israélien. Pour rappel, le mandat de la CPI visant Benjamin Netanyahu concerne des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, incluant l’utilisation de la famine comme méthode de guerre à Gaza.
La décision de Peter Magyar implique un revirement par rapport à la politique de l’administration sortante. Le leader nationaliste Viktor Orban avait annoncé l’année dernière le retrait de la Hongrie de la CPI à la suite d’une rencontre avec le chef du gouvernement israélien, une mesure qui devait prendre effet le 2 juin 2026. Le nouveau gouvernement entend stopper cette procédure avant que le retrait ne soit formellement acté.
Sur le plan diplomatique, les États-Unis ont imposé des sanctions aux principaux juges et procureurs de la CPI après l’émission de ces mandats visant leur allié, une série de mesures que les Nations Unies ont de leur côté qualifiée de « représailles ».