Alors que les armes sont censées s’être tues en vertu de l’accord récemment conclu, la tension reste vive à la frontière libanaise. Les efforts diplomatiques pour maintenir le calme se heurtent à la réalité du terrain, où des opérations militaires continuent d’être signalées. Ce samedi, une nouvelle incursion aérienne a été rapportée par les médias officiels, remettant en question la solidité de la trêve dans une zone déjà fortement éprouvée par les conflits.
Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, un drone israélien a mené une frappe ciblée dans l’est du Liban. L’attaque s’est produite près du carrefour de Majdaloun, une localité située dans la province de Baalbek-Hermel. D’après l’agence de presse officielle libanaise NNA, l’appareil a spécifiquement visé une voiture circulant dans ce secteur. Cette région, frontalière de la Syrie, est le théâtre d’incidents sécuritaires réguliers depuis plusieurs mois, malgré le dispositif de cessation des hostilités théoriquement en place.
Pour l’heure, aucun bilan humain précis n’a été communiqué concernant les occupants du véhicule ou d’éventuels passants. Cette frappe s’inscrit dans une série de violations du cessez-le-feu documentées par les autorités libanaises. Ces incidents répétés ont déjà causé des centaines de victimes supplémentaires, s’ajoutant au lourd bilan de la guerre ouverte en septembre 2024, qui dénombre plus de 4 000 morts et environ 17 000 blessés sur le territoire libanais.
Outre ces frappes ponctuelles, la situation territoriale demeure complexe. Israël maintient le contrôle sur cinq sommets stratégiques conquis lors des derniers affrontements, ainsi que sur d’autres zones occupées depuis plusieurs décennies. Cette présence militaire continue, couplée aux opérations aériennes comme celle de Majdaloun, maintient une pression constante sur la souveraineté libanaise et fragilise les perspectives de stabilisation durable dans la région.