L’incohérence chiffrée sur laquelle Moustapha Diop s’appuie pour démonter les accusations face aux juges

L’ancien ministre Moustapha Diop, placé sous mandat de dépôt depuis le 22 mai 2025, a récemment fait face au collège des juges pour répondre aux charges qui pèsent contre lui. Lors de cette comparution, l’ex-responsable gouvernemental a catégoriquement rejeté l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, articulant sa défense autour des déclarations de la principale mise en cause dans ce dossier.

Selon les informations rapportées par IGFM, Moustapha Diop a dénoncé un acharnement à son encontre. Face aux magistrats, il a affirmé que l’inspectrice du Trésor, Tabaski Ngom, n’a fourni aucun élément matériel permettant de l’incriminer. Pour asseoir sa position, l’ancien ministre a mis en exergue les variations dans les dépositions de cette dernière.

Notre rédaction note que la ligne de défense de Moustapha Diop s’appuie spécifiquement sur une contradiction chiffrée. Il a souligné devant les juges que l’inspectrice du Trésor avait initialement évoqué un détournement portant sur la somme de 700 millions de francs CFA, avant de modifier sa version pour parler d’un prêt de 300 millions de francs CFA qui lui aurait été accordé.

Pour rappel, cette procédure s’inscrit dans un contexte judiciaire plus large pour l’ancien ministre, qui est également poursuivi dans le cadre du dossier lié à la gestion des fonds de riposte contre la Covid-19. De son côté, Tabaski Ngom fait l’objet de poursuites pour association de malfaiteurs, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.

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