À Dakar, ce samedi, une vingtaine de jeunes ont reçu leur attestation de fin de formation en réparation de smartphones, de cartes mères d’ordinateurs portables et de téléviseurs. Une initiative menée par Leader Technology Group, qui mise sur l’insertion professionnelle et la lutte contre la pollution numérique.
« Avec l’avènement de l’intelligence artificielle, les appareils électroniques sont de plus en plus utilisés, mais les réparateurs manquent parfois de compétences », explique Sassou Dominique, directeur général de l’entreprise. Réparer, c’est aussi recycler et donner une seconde vie aux équipements, réduisant ainsi les déchets électroniques qui menacent l’environnement.
Selon Seneplus, la structure a déjà formé 500 jeunes, installés à Dakar, Ziguinchor, Tambacounda et Matam. Certains ont ouvert leurs propres ateliers et emploient d’autres jeunes. Leader Technology vise désormais la création d’un centre de formation technologique d’envergure, puis d’une véritable chaîne de recyclage – un projet pour lequel elle sollicite l’appui de l’État. « Nous recevons des demandes de Thiès, Touba, Tivaouane. Notre prochaine implantation se fera à Touba », annonce M. Dominique.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte où le Sénégal cherche à structurer la gestion des déchets. En juillet 2026, Senego rapportait que le PROMOGED prévoit une étude d’impact pour un centre intégré de valorisation des déchets à Thiénaba. Leader Technology, de son côté, entend impliquer jusqu’aux jeunes des écoles coraniques, déjà capables de réparer un smartphone après la formation.
L’entreprise compte ainsi répondre à la demande croissante de techniciens spécialisés, alors que la transition numérique rend certains métiers traditionnels obsolètes. L’objectif à terme : monter une chaîne de montage locale pour réduire la dépendance aux importations.
