Le gouvernement américain ordonne l’arrestation et l’expulsion des proches d’un célèbre général iranien assassiné

L’administration américaine a décidé de sévir contre les ressortissants iraniens liés aux figures de l’appareil d’État de Téhéran. Dans un contexte marqué par le conflit en cours entre les États-Unis, Israël et l’Iran, les autorités de l’immigration ont procédé à l’arrestation de membres de la famille d’un ancien chef militaire.

Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, le département d’État américain a révoqué la résidence permanente de Hamideh Soleimani Afshar, la nièce de Qassem Soleimani, l’ancien commandant de la Force Al-Qods assassiné en 2020. Elle et sa fille ont été appréhendées vendredi soir et sont actuellement détenues par les services de l’immigration et des douanes (ICE) en vue de leur expulsion. Son mari s’est également vu interdire l’entrée sur le territoire américain.

Cette décision a été publiquement revendiquée par le secrétaire d’État Marco Rubio. Sur les réseaux sociaux, ce dernier a justifié la révocation des cartes vertes en qualifiant Hamideh Soleimani Afshar de partisane déclarée du régime iranien, l’accusant d’avoir célébré des attaques contre des Américains. Le communiqué officiel du département d’État souligne également son « mode de vie somptueux » à Los Angeles, affirmant que l’administration de Donald Trump n’acceptera pas la présence de ressortissants étrangers soutenant des gouvernements jugés hostiles.

L’initiative intervient après une campagne de pression menée par des figures de la droite conservatrice, à l’image de l’influenceuse Laura Loomer, et des activistes ayant lancé une pétition en ligne recueillant des milliers de signatures pour exiger son expulsion.

Cette procédure s’inscrit dans une politique stricte appliquée depuis le début de la guerre contre l’Iran, il y a cinq semaines. Il s’agit de la deuxième action de ce type ce mois-ci. Auparavant, Fatemeh Ardeshir-Larijani, fille de l’ancien chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Ali Larijani — tué dans une frappe israélienne le 17 mars —, avait également perdu son statut d’immigration légale.

Sous la pression de manifestants et d’élus, dont le représentant républicain Earl Carter qui réclamait le retrait de sa licence médicale, Fatemeh Ardeshir-Larijani et son mari ont été interdits de retour aux États-Unis. En janvier, elle n’était d’ailleurs plus employée par la faculté de médecine de l’Université Emory en Géorgie, où elle exerçait en oncologie.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Un commentaire

Laisser un commentaire