Le sélectionneur des Pays-Bas a révélé être atteint d’un cancer de la prostate depuis 2020. Ce qui ne l’empêchera pas, assure-t-il, d’assurer ses fonctions pendant la prochaine Coupe du monde cet hiver.
Le sélectionneur des Pays-Bas Louis van Gaal a déclaré lors d’une interview télévisée dimanche soir qu’il souffrait depuis 2020 d’un cancer de la prostate, ce qui ne l’empêchera pas, selon lui, de se rendre au Qatar pour la Coupe du monde (21 novembre-18 décembre). Les joueurs «ne le savent pas», a déclaré Louis van Gaal, 70 ans, à la chaîne de télévision RTL, ajoutant qu’il avait déjà subi 25 irradiations, notamment le soir ou la nuit pendant les camps d’entraînement de la sélection néerlandaise, versée dans le groupe A du Mondial avec le Qatar, le Sénégal et l’Equateur. Les joueurs pensent que «je suis un type en bonne santé, mais je ne le suis pas», a ajouté le technicien, précisant que le diagnostic de son cancer avait été posé en 2020 et que son traitement avait débuté en 2021.
Pendant les quatre dernières périodes de matches internationaux, a-t-il expliqué, il se rendait le soir à l’hôpital, par «l’entrée de derrière», pour recevoir son traitement, qu’il qualifie de «préférentiel». Sa famille et ses amis étaient au courant, mais pas ses joueurs. «On ne dit pas quelque chose comme ça aux personnes avec qui vous travaillez» car cela peut les «influencer», a-t-il expliqué. «Cela fait partie de ma vie», a-t-il ajouté, invité sur un plateau de télévision à l’occasion de la sortie prochaine d’un film sur sa vie, intitulé Louis. «J’ai traversé tellement d’épreuves dans ma vie, de maladie et de mort, je suis probablement devenu plus riche en tant que personne à cause de toutes ces expériences», a poursuivi celui qui en est à son troisième mandat à la tête des «Oranje» (après 2000-2001 et 2012-2014).
La première épouse de Van Gaal est décédée d’un cancer du pancréas. Les messages de soutien n’ont pas tardé à tomber sur les réseaux sociaux après son annonce à la télévision néerlandaise.
Avec AFP