Le blocage de ce détroit pétrolier par l’Iran pousse l’Union européenne et Londres à coordonner leur action.

Les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient poussent les instances internationales à réagir. Alors que les récentes escalades militaires ont entraîné des restrictions maritimes majeures imposées par Téhéran, Bruxelles se mobilise pour tenter de stabiliser les chaînes d’approvisionnement mondiales.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a affirmé ce jeudi la volonté de l’Union européenne de collaborer avec ses partenaires pour rétablir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, la dirigeante a souligné sur le réseau social X que les actions iraniennes mettent directement en péril la stabilité économique mondiale.

Cette prise de position fait suite à un entretien téléphonique avec le Premier ministre britannique, Keir Starmer. Au-delà de la sécurisation de ce corridor maritime, les deux dirigeants ont abordé la préparation du prochain sommet réunissant l’UE et le Royaume-Uni, qualifié par Ursula von der Leyen de moment clé pour concrétiser les engagements passés et consolider leur partenariat.

Le détroit d’Ormuz fait l’objet de fortes perturbations depuis le début du mois de mars. L’Iran a de facto restreint l’accès à ce passage en réponse à l’offensive menée conjointement par les États-Unis et Israël le 28 février dernier. Ce corridor est un point névralgique du commerce international : environ 20 millions de barils de pétrole y transitent quotidiennement, ce qui représente près de 20 % de l’approvisionnement mondial. Le blocage partiel de cette voie a d’ores et déjà provoqué une hausse des cours mondiaux du brut et d’importantes perturbations dans le fret maritime mondial.

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