L’enquête ouverte suite à l’interpellation de douze individus à Keur Massar, dont Pape Cheikh Diallo et Djiby Dramé, vient de franchir une nouvelle étape technique. Si les auditions initiales sont closes, les investigations se concentrent désormais sur l’analyse numérique des appareils saisis, révélant des ramifications qui dépassent le cadre strictement local.
Le dossier instruit par la Brigade de Recherches de la Compagnie de Keur Massar évolue vers un volet plus technologique. Après l’arrestation de douze personnes pour des faits présumés d’homosexualité, les gendarmes ont procédé à une exploitation minutieuse des téléphones portables des mis en cause. Cette phase d’analyse a permis d’isoler des données de communication jugées cruciales pour la suite de la procédure.
Selon les éléments rapportés par nos confrères de Kawtef, l’extraction des données a mis en lumière huit contacts spécifiques avec lesquels les prévenus entretenaient des échanges réguliers. L’analyse de ces numéros laisse apparaître une structuration complexe : cinq de ces contacts sont localisés sur le territoire national, tandis que trois autres numéros renvoient vers des correspondants établis en Europe.
Les investigations sur les numéros sénégalais se heurtent pour l’heure à un obstacle technique, les propriétaires utilisant des pseudonymes pour masquer leur identité réelle. En revanche, la présence des trois numéros européens constitue un élément matériel qui oriente désormais les enquêteurs vers une possible dimension internationale du dossier. Cette piste étrangère est actuellement scrutée pour déterminer la nature exacte des liens entre les mis en cause et ces interlocuteurs basés hors du continent.
Concernant l’évolution opérationnelle sur le terrain, notre rédaction est en mesure de préciser qu’aucune nouvelle vague d’interpellations n’est programmée à ce stade, contrairement aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux. Les opérations se poursuivent sous le commandement du Colonel Malick Faye, à la tête de la Légion de Dakar, en conformité avec les directives du Général Martin Faye, Haut-Commandant de la Gendarmerie nationale.