La mission conduite par Amsatou Sow Sidibé accède aux cellules et pose une condition pour éviter une nouvelle escalade

Une réponse institutionnelle s’organise face à la tension qui prévaut dans l’espace universitaire. À la suite des événements survenus le 9 février 2026, une délégation de haut niveau a entamé une série de vérifications sur le terrain pour évaluer le respect des droits humains. Au-delà du constat matériel, cette mission a cherché à établir un contact direct avec l’ensemble des parties prenantes, des services hospitaliers aux locaux de la police.

L’initiative regroupe la Commission nationale des Droits de l’Homme du Sénégal (CNDH) et le Bureau Régional Afrique de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, cette mission conjointe de monitoring, dirigée par la Professeure Amsatou Sow Sidibé, s’est fixée pour priorité de faire la lumière sur les circonstances exactes des affrontements et de s’assurer du traitement approprié des victimes.

Inspection des structures de soins et de sécurité

La première étape de ce déploiement a conduit la délégation au Centre hospitalier Idrissa Pouye. Sur place, les émissaires ont pu s’entretenir avec le corps médical pour obtenir un bilan précis de l’état de santé des étudiants blessés lors des heurts. Cette visite visait à garantir que la prise en charge médicale répondait aux normes requises par la gravité de la situation.

Le volet sécuritaire et judiciaire a constitué le second axe majeur de ce déplacement. La mission s’est rendue à la Police centrale de Dakar. Loin d’une simple visite de courtoisie, les membres de la délégation ont discuté avec le commandement des garanties procédurales encadrant les enquêtes. Fait notable, ils ont pu accéder aux lieux de détention pour échanger directement avec les responsables des amicales d’étudiants placés en garde à vue. L’objectif affiché était de vérifier de visu leurs conditions de détention et le respect de leurs droits fondamentaux.

Une dimension humaine et des recommandations fermes

La mission a également pris une tournure plus intime en se rendant auprès de la famille d’Abdoulaye Ba, l’étudiant décédé des suites de ces violences. La délégation a présenté ses condoléances aux parents, marquant la compassion des institutions face à ce drame.

À l’issue de ces visites, la CNDH a communiqué sa position officielle. Elle insiste sur l’impératif d’enquêtes « diligentes, impartiales et transparentes » pour situer les responsabilités. Mais au-delà de l’aspect judiciaire, l’institution formule une demande politique précise : elle exhorte à l’ouverture imminente de négociations entre tous les acteurs concernés, seule voie selon elle pour prévenir une nouvelle escalade de la violence.

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Un commentaire

  1. Il ne faut sutout pas ceder à la pression de ces bandits armés . Supprimer les amicales , envoyer les vieux étudiants dans l’armée. Régler le calendrier universitaire. Stoper l’enrichissement des délégués des amicales ; vous savez ce qui se passe dans les universités , des délégués qui arrivent escortés comme des ministres , qui s’enrichissent gravement , qui ne cartouchent jamais

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