Lors de la nuit du 16 au 17 mai 2026, la Police aux frontières de Diyabougou, rattachée au Commissariat spécial de Kidira, a déjoué un trafic de matériel explosif. L’intervention s’est déroulée au poste éléments GMI. Les agents ont mis la main sur 660 bâtons d’explosifs ainsi que 1 000 mètres de cordon détonant.
L’homme visé dans cette affaire, présenté comme de nationalité étrangère, circulait sur une voie de contournement non officielle. Au moment de l’intervention, il a laissé sur place sa moto, ses chaussures et la marchandise avant de s’échapper en direction du territoire malien en traversant un bras du fleuve, rapporte Kawtef.
Le matériel récupéré et le véhicule ont été saisis dans le cadre de l’enquête ouverte après cette opération. Les premiers éléments évoqués indiquent que ces explosifs devaient servir à l’orpaillage clandestin, plus précisément au dynamitage du sous-sol, dans le village de Diyabougou.
Cette affaire met en lumière la sensibilité de la zone frontalière de Kidira, où les passages par des circuits non officiels compliquent le contrôle des mouvements et des marchandises. La saisie concerne un matériel qui peut être utilisé dans des activités illégales et qui pose un enjeu direct de sécurité dans cet espace de transit.
Les autorités ont, de leur côté, réaffirmé leur vigilance sur les frontières. Elles appellent aussi les populations à signaler tout comportement ou fait suspect à travers le numéro vert 800 00 17 00. Dans ce dossier, l’enquête doit désormais permettre d’éclaircir l’origine du chargement et les responsabilités liées à son acheminement vers Diyabougou.
Si la Maison du voisin ou de la voisine BRÛLE, le feu 🔥 peut atteindre la sienne aussi ! Ce qui se passe à nos frontières doit nous préoccuper ! 🕊️🌿🇸🇳