Un vraquier naviguant au large de l’Iran a signalé une attaque menée par plusieurs petites embarcations près du détroit d’Ormuz, selon une communication diffusée dimanche par les autorités britanniques de surveillance du commerce maritime. L’incident s’est produit à proximité de la ville côtière de Sirik, sur la rive iranienne de ce passage maritime stratégique.
D’après Al Jazeera, le United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO) a indiqué dans un bref communiqué que le navire, non identifié et faisant route vers le nord, se trouvait à 11 milles nautiques, soit environ 20 kilomètres, à l’ouest de Sirik au moment des faits. L’agence britannique a précisé que tous les membres d’équipage étaient « signalés sains et saufs ».
Le UKMTO a également fait savoir qu’aucun impact environnemental n’avait été rapporté après cette attaque. Aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur l’identité du vraquier, sur les auteurs présumés de l’attaque ni sur d’éventuels dégâts matériels subis par le bâtiment.
Sirik se situe du côté iranien du détroit d’Ormuz, une zone au cœur des tensions liées à la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, l’Iran maintient son contrôle sur cette voie maritime depuis le début de la guerre à la fin du mois de février, perturbant d’importants flux mondiaux de pétrole, de gaz et d’engrais.
Dans le même temps, les États-Unis appliquent un contre-blocus sur les ports iraniens depuis le 13 avril, soit quelques jours après l’entrée en vigueur d’une trêve décrite comme fragile. Le Commandement central américain (CENTCOM) a affirmé dimanche qu’un 49e navire tentant d’entrer dans des ports iraniens ou d’en sortir avait été redirigé dans le cadre de ce dispositif.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le CENTCOM a déclaré que 49 navires commerciaux avaient, à ce jour, été redirigés pour se conformer au blocus. L’armée américaine a ajouté que ses forces restaient engagées dans l’application complète de cette mesure. Les autorités n’ont pas établi publiquement de lien direct entre cette situation et l’attaque signalée au large de l’Iran.