L’ancienne vice-présidente des États-Unis est réapparue sous les projecteurs lors de la convention annuelle du National Action Network (NAN). Quelques mois après sa défaite face à Donald Trump lors de l’élection de 2024, Kamala Harris a pris la parole vendredi aux côtés du leader des droits civiques Al Sharpton. Dans ce cadre militant, les interrogations sur son avenir politique ont rapidement refait surface.
L’échange a pris une tournure directe lorsque Al Sharpton lui a posé la question sans détour concernant une éventuelle candidature en 2028. Accueillie par les chants scandés d’un public réclamant son retour, la dirigeante démocrate a esquissé une réponse. « Écoutez, je pourrais, je pourrais. J’y réfléchis », a-t-elle déclaré, selon les éléments rapportés par Al Jazeera.
Pour appuyer son propos, Kamala Harris a mis en avant son passage à la Maison-Blanche en tant que numéro deux de Joe Biden, de 2021 à 2025. Elle a rappelé ses nombreuses heures passées dans l’aile Ouest et la Situation Room, affirmant connaître précisément les exigences de la présidence américaine.
Cette déclaration intervient après une campagne électorale atypique. Devenue la première femme noire et sud-asiatique à obtenir l’investiture d’un grand parti, elle avait remplacé Joe Biden à la fin du mois de juillet, à moins de quatre mois du scrutin. Malgré plus de 75 millions de voix récoltées au niveau national — un chiffre souligné par Al Sharpton comme étant supérieur aux scores historiques de Barack Obama ou Bill Clinton —, elle s’était inclinée face à Donald Trump avec 226 grands électeurs contre 312, bien que l’écart du vote populaire ait été plus resserré (48,3 % contre 49,8 %).
La convention du NAN a également rassemblé d’autres figures du Parti démocrate perçues comme de potentiels candidats pour 2028. Les gouverneurs de l’Illinois et de la Pennsylvanie, JD Pritzker et Josh Shapiro, ainsi que l’ancien secrétaire aux Transports Pete Buttigieg, faisaient partie de l’assistance, tout comme le chef de la minorité à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries.
Profitant de cette tribune, Kamala Harris a dressé un premier bilan critique de la nouvelle administration républicaine, dans la perspective des prochaines élections de mi-mandat qui détermineront le contrôle du Congrès. Elle a notamment qualifié la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran de « guerre de choix ». Elle a accusé l’actuel président d’isoler le pays sur la scène internationale, affirmant que l’Amérique est devenue un partenaire moins fiable vis-à-vis de ses alliés et a perdu de son influence.
L’ancienne candidate a clôturé son intervention sur le sujet électoral de manière mesurée, expliquant évaluer la situation en se demandant par qui et comment le meilleur travail peut être accompli pour le peuple américain, avant d’indiquer qu’elle tiendrait son auditoire informé de sa décision.
Vivement que vous soyez candidate pour botter dehors ces républicains semeurs de désordre sur la planète