L’escalade militaire se poursuit au Moyen-Orient depuis fin février, marquée par des affrontements directs d’une ampleur inédite. C’est dans ce climat de haute tension que le président américain s’est exprimé sur les dynamiques en coulisses, livrant sa perception de la posture diplomatique de Téhéran face à l’offensive en cours.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Donald Trump a pris la parole mercredi lors d’un dîner annuel de collecte de fonds du Comité national républicain du Congrès. Lors de cette intervention, il a affirmé que les dirigeants iraniens étaient actuellement disposés à négocier, tout en dissimulant cette volonté à l’opinion publique. « Ils négocient, d’ailleurs, et ils veulent conclure un accord à tout prix, mais ils ont peur de le dire, car ils pensent qu’ils seront tués par leur propre peuple. Ils craignent aussi d’être tués par nous », a déclaré le chef de l’État américain.
Au cours de la même soirée, Donald Trump a justifié le vocabulaire qu’il emploie pour qualifier l’action de Washington. Il a explicitement rejeté l’utilisation du mot « guerre », expliquant que ce terme nécessiterait l’obtention d’une autorisation formelle. Il définit la situation actuelle comme une « opération militaire », allant jusqu’à utiliser l’expression de « décimation militaire » pour décrire l’impact des manœuvres américaines sur le territoire iranien.
Le président américain a également évoqué la direction de la République islamique, affirmant qu’aucun dirigeant ne souhaitait assumer cette fonction dans le contexte actuel. Il a soutenu avoir entendu des déclarations lui suggérant de devenir le prochain guide suprême, une perspective qu’il a balayée d’un « Non merci. Je n’en veux pas ».
Ces déclarations s’inscrivent dans un environnement régional profondément dégradé depuis le 28 février. À cette date, une attaque conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a causé la mort de plus de 1 340 personnes, parmi lesquelles figurait le guide suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei. En réponse, Téhéran a déclenché des salves de drones et de missiles en direction d’Israël et de plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.
Depuis le lancement de cette opération, le bilan du côté américain s’établit à treize militaires tués et environ 290 blessés, précisent les données relayées par Anadolu.