Identifiée comme successeur probable, la tâche militaire spécifique que Kim Jong Un a déléguée à sa fille en Corée du Nord

Les signaux se multiplient à Pyongyang, transformant ce qui n’était qu’une hypothèse en une probabilité opérationnelle surveillée de près par les chancelleries asiatiques. Alors que les apparitions publiques de la fille du dirigeant nord-coréen étaient jusqu’ici protocolaires, les services de renseignement sud-coréens (NIS) ont informé les législateurs d’une évolution majeure dans le rôle de l’adolescente au sein de l’appareil d’État.

Selon nos informations, relayées par Al Jazeera sur la base d’un briefing à huis clos du NIS, Kim Ju Ae a franchi un nouveau palier. L’agence d’espionnage de Séoul estime désormais qu’elle est entrée dans la « phase de sélection pour la succession », dépassant le simple statut de « successeur le plus probable » évoqué précédemment. Cette évaluation s’appuie sur des éléments concrets partagés avec les médias par les députés sud-coréens Park Seon-won et Lee Seong-gwon.

L’élément le plus marquant de ce rapport concerne l’implication directe de la jeune fille dans les dossiers militaires les plus sensibles du régime. Au-delà de sa présence aux cérémonies, les services de renseignement indiquent que Kim Ju Ae dirige actuellement le développement d’un sous-marin de grande taille. Ce submersible, selon les analyses du NIS, serait conçu pour transporter jusqu’à dix missiles balistiques et pourrait être doté d’une propulsion nucléaire.

Cette responsabilité technique et stratégique marque une rupture avec son rôle antérieur, principalement axé sur l’image. Jusqu’à présent, sa visibilité se limitait à accompagner son père lors de tirs de missiles intercontinentaux, comme lors de sa première apparition en 2022, ou à assister à des parades militaires. Elle a également été vue au Palais du Soleil Kumsusan, lieu de repos des dépouilles de son grand-père Kim Jong Il et de son arrière-grand-père Kim Il Sung, une démarche symbolique forte dans la mythologie politique nord-coréenne.

Les observateurs scrutent désormais le prochain congrès du Parti des travailleurs, prévu plus tard ce mois-ci. Selon l’agence Yonhap, si Kim Ju Ae y reçoit un titre officiel ou y joue un rôle protocolaire défini, cela confirmerait institutionnellement sa trajectoire vers le sommet de l’État. Bien que son âge exact reste inconnu, son influence grandissante sur certains dossiers politiques est désormais actée par les services de renseignement voisins.

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