La situation sécuritaire en Ukraine suscite une réaction coordonnée de la part de l’Europe du Nord. Réunis ce samedi, les chefs de la diplomatie de huit pays ont adressé une mise en garde formelle à Moscou concernant ses opérations militaires actuelles. Au cœur de cette déclaration commune se trouve une préoccupation majeure liée aux conditions de vie des populations civiles alors que les températures chutent.
Les représentants du Danemark, de l’Estonie, de la Finlande, de l’Islande, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Norvège et de la Suède ont unanimement condamné la stratégie russe visant les infrastructures énergétiques. Selon nos informations, basées sur une dépêche d’Anadolu, cette intensification des frappes sur Kiev ainsi que sur les grandes agglomérations comme Dnipro, Zaporijia, Kharkiv et Odessa a contraint les autorités ukrainiennes à décréter l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire la semaine dernière.
Pour le groupe nordique-balte, ces attaques revêtent une dimension juridique particulière. Les ministres ont affirmé que les tentatives délibérées de priver les civils d’électricité, de chauffage et d’eau courante en pleine période hivernale constituent une violation flagrante du droit international humanitaire. Plus grave encore, ces actes pourraient, selon eux, être qualifiés de crimes de guerre.
Outre les conséquences humanitaires directes, la déclaration pointe un risque technologique critique. Les chancelleries ont exprimé leur vive inquiétude concernant les frappes ciblant les sous-stations électriques connectées aux centrales nucléaires ukrainiennes. Ces actions sont perçues comme une menace directe pour la sûreté nucléaire, non seulement pour l’Ukraine mais aussi pour les régions limitrophes. Dans ce cadre, le soutien à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a été réaffirmé, notamment pour garantir l’accès des inspecteurs à la centrale de Zaporijia.
Face à ce qu’ils qualifient de « comportement irresponsable », les huit pays se sont engagés à maintenir leur appui financier et militaire à Kiev. Ils soutiennent également la mise en place d’un mécanisme international d’indemnisation et la création d’un tribunal spécial pour juger le crime d’agression, tout en appelant à une paix conforme à la Charte des Nations Unies.