La situation en Ukraine, au 1 431e jour du conflit, présente un contraste saisissant entre les tentatives diplomatiques menées loin du front et la réalité glaciale vécue par les civils à Kiev. Alors que ce dimanche 25 janvier marque une étape importante dans les efforts de médiation internationale, les combats se poursuivent avec intensité dans le nord-est du pays, accompagnés d’une crise énergétique majeure dans la capitale.
Ce week-end a été rythmé par des échanges diplomatiques de haut niveau aux Émirats arabes unis, dont l’issue détermine désormais la suite du calendrier politique entre Moscou et Kiev.
**Une diplomatie active mais sans percée immédiate**
Les délégations ukrainienne et russe ont conclu leur deuxième journée de pourparlers à Abu Dhabi. Ces discussions, facilitées par les États-Unis, se sont achevées sans qu’un accord de paix ne soit signé. Toutefois, le dialogue n’est pas rompu : selon les informations rapportées par Al Jazeera, de nouvelles sessions de négociations sont attendues dès le week-end prochain.
Au-delà de l’absence d’accord immédiat, c’est la perspective d’un changement de lieu qui retient l’attention. Le ministère russe des Affaires étrangères, cité par l’agence de presse d’État RIA, a laissé entendre que la suite du dialogue pourrait se tenir à Istanbul. Moscou affirme rester ouvert à la poursuite des échanges, signalant que le canal diplomatique demeure actif malgré la poursuite des hostilités.
**L’hiver comme arme de guerre à Kiev**
Loin des salons diplomatiques, la population de la capitale ukrainienne fait face à des conditions de survie précaires. Le vice-Premier ministre Oleksii Kuleba a dressé un bilan de la situation énergétique ce dimanche soir. Si des progrès ont été réalisés au cours de la journée, faisant passer le nombre de bâtiments privés de chauffage de 6 000 le matin à 3 200 en soirée, la situation reste critique.
Cette pénurie de chauffage intervient alors que les températures nocturnes chutent aux alentours de -10 degrés Celsius, exposant des milliers de résidents à un froid extrême dans leurs propres logements.
**Incertitudes sur la ligne de front à Kharkiv**
Sur le terrain militaire, la région de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, est le théâtre d’affrontements violents. Le ministère russe de la Défense a revendiqué la prise complète du village de Starytsya, situé à proximité immédiate de la frontière russe.
Une version que l’état-major ukrainien n’a pas confirmée. Si Kiev reconnaît que les forces russes ont lancé six attaques distinctes dans la zone incluant Starytsya, l’armée ukrainienne ne concède pas la perte de la localité, maintenant un flou sur le contrôle effectif de cette position stratégique.