Un rapport d’enquête de l’association internationale INPACT révèle qu’au moins 26 ressortissants gambiens ont été tués dans les combats en Ukraine. Le document met en lumière une campagne systématique de recrutement visant de jeunes Africains vulnérables, attirés par des promesses de salaires élevés et d’obtention de la citoyenneté.
Lors d’une conférence de presse organisée à Banjul, le ministre gambien des Affaires étrangères, Serign Modou Njie, a affirmé que le gouvernement « n’a pas été informé du recrutement » de ces compatriotes décédés sur le front ukrainien.
Selon le chef de la diplomatie gambienne, plusieurs des victimes auraient quitté le pays avec des visas de visiteur ou d’étudiant avant de s’enrôler dans des armées étrangères. Il a souligné que ces enrôlements privés soulèvent de sérieuses préoccupations diplomatiques et juridiques.
Serigne Modou Njie a annoncé son intention d’engager des discussions avec ses homologues russes et ukrainiens afin de décourager toute tentative de recrutement de citoyens gambiens dans le conflit en cours. Il a également plaidé pour le renforcement des campagnes de sensibilisation, notamment auprès des jeunes sans formation ni expérience militaire, afin de prévenir de nouveaux départs vers les zones de guerre, selon seneweb.