Guerre au Moyen-Orient : 38 millions d’emplois menacés dans le monde, l’Afrique craint pour ses PME et son agriculture

Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), le choc pétrolier provoqué par la guerre au Moyen-Orient pourrait détruire l’équivalent de 38 millions d’emplois dans le monde d’ici 2027. L’Afrique, bien que moins exposée que d’autres régions, voit ses secteurs les plus fragiles directement menacés.

Des PME africaines sous pression

Les petites et moyennes entreprises du continent, qui constituent l’essentiel du tissu économique, sont particulièrement vulnérables à la hausse des coûts de l’énergie et du transport. Déjà confrontées à des difficultés d’accès au crédit et à des marchés volatils, elles risquent de subir de plein fouet la flambée des prix du pétrole.

En mars 2026, l’ONU alertait déjà sur le fait que 17 millions de personnes supplémentaires en Afrique orientale et australe pourraient basculer dans la faim en raison des retombées du conflit. Un signal qui illustre l’ampleur des conséquences économiques pour le continent, comme le souligne une analyse de Jeune Afrique.

Agriculture et informel en première ligne

Le secteur agricole, qui emploie une majorité de la main-d’œuvre africaine, est directement exposé à la hausse des prix des intrants et du carburant. Les travailleurs de l’économie informelle, qui représentent plus de 80 % des emplois dans certains pays, n’ont quant à eux aucune protection sociale pour amortir le choc.

Pour faire face, l’Agence internationale de l’énergie, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont annoncé en avril 2026 la création d’un groupe de coordination conjoint, destiné à structurer une réponse commune aux chocs économiques et énergétiques. Mais les mécanismes de protection tardent à se concrétiser pour les plus vulnérables.

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