Huit mois après l’élection présidentielle de mars 2024, le nouveau pouvoir exécutif sénégalais fait face à l’épreuve de la gestion étatique. Entre les dynamiques internes au sein de la majorité et un contexte économique mondial instable, les défis se multiplient pour les autorités en place.
Dans un éditorial publié par Emedia, le journaliste Mamadou Ndiaye analyse le climat politique actuel, marqué par des rumeurs persistantes de mésentente entre le Président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko. Selon l’auteur, cette dualité supposée est principalement entretenue par les partisans des deux camps. Toutefois, l’analyse souligne que les deux têtes de l’Exécutif, conscientes des attentes de l’électorat, écartent toute « tentative suicidaire » qui compromettrait leur projet politique en vue de l’échéance de 2029.
Au-delà des enjeux purement politiques, la situation des finances publiques constitue une préoccupation majeure. Face à la dégradation budgétaire, des mesures de rationalisation commencent à être appliquées. Emedia révèle notamment qu’une consigne a été instaurée par le Premier ministre pour freiner les déplacements à l’étranger des membres de son gouvernement. Cette directive restrictive vise à prêcher par l’exemple et pourrait marquer le début d’une politique plus vaste axée sur la maîtrise des dépenses de l’État.
Cette prudence s’inscrit également dans un contexte géopolitique tendu. L’éditorialiste rappelle la vulnérabilité de l’économie nationale face aux chocs exogènes, particulièrement en raison de sa dépendance aux importations en provenance du Moyen-Orient. Les secteurs des hydrocarbures, des céréales et des intrants agricoles restent directement exposés aux conséquences du conflit entre Israël et l’Iran, obligeant les pouvoirs publics à anticiper les répercussions sur le marché local.
Il faut consommer local.beaucoup produire et importer peu.si les jeunes ne veulent pas aller cultiver financez les retraités.ils vont recruter tous les jeunes à temps plein