La détention prolongée d’une figure médicale palestinienne de premier plan suscite une mobilisation internationale. Arrêté par les forces israéliennes à la fin de l’année dernière, ce praticien se trouve au cœur d’une alerte formelle émise par des experts des Nations Unies concernant ses conditions d’incarcération.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, les rapporteurs spéciaux de l’ONU, Tlaleng Mofokeng et Ben Saul, ont publié mardi une déclaration exigeant la libération immédiate du Dr Hussam Abu Safia. Cet ancien directeur de l’hôpital Kamal Adwan, situé dans le nord de la bande de Gaza, subirait des « tortures sévères » et d’autres abus en détention israélienne.
Les experts soulignent que l’état de santé du médecin est jugé critique. Il est systématiquement privé d’examens médicaux et de traitements essentiels, une situation qui met gravement en danger sa vie et son bien-être physique.
Le Dr Abu Safia a été interpellé en décembre 2024 lors de l’offensive israélienne. Son arrestation est intervenue alors qu’il refusait de quitter son établissement, qui constituait à ce moment-là la dernière structure de santé encore opérationnelle dans le nord de l’enclave. À l’instar de nombreux autres détenus palestiniens, il est maintenu en détention sans inculpation ni procès.
Pour Amnesty International, cette incarcération illustre un ciblage systématique du personnel soignant palestinien, participant à la destruction de l’infrastructure sanitaire locale. Face à ce constat, les experts onusiens appellent la communauté internationale, et particulièrement les États exerçant une influence sur Israël, à intervenir pour garantir la prévention de ces actes et obtenir sa libération.
Ce cas individuel s’inscrit dans un effondrement global du réseau de santé gazaoui. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recensé plus de 930 attaques contre ce secteur depuis octobre 2023. L’institution précise que l’intégralité des 36 hôpitaux du territoire a subi des dommages, la moitié d’entre eux n’étant plus que partiellement fonctionnels. Parallèlement, l’organisation Medical Aid for Palestinians (MAP) documente la mort d’au moins 1 722 professionnels de la santé au cours du conflit, soit une moyenne supérieure à deux décès par jour.
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