Le fragile équilibre instauré dans la bande de Gaza vient de connaître un tournant violent. Alors que les armes s’étaient tues suite à l’accord récent, une reprise des hostilités a été signalée dans le nord de l’enclave, impliquant l’aviation et l’artillerie israéliennes sur des cibles bien spécifiques.
Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre 2025, n’aura pas résisté longtemps aux tensions persistantes sur le terrain. Selon les éléments rapportés par l’agence Anadolu, l’armée israélienne a mené plusieurs offensives, brisant de fait la trêve observée depuis quelques semaines. Les opérations se sont concentrées sur la zone de Cheikh Zayed, située dans la localité de Beit Lahiya, au nord de Gaza.
Des témoins oculaires ont décrit une scène de guerre ouverte : des avions de combat et des unités d’artillerie ont pilonné le secteur, appuyés par des hélicoptères ouvrant un feu nourri. Ces frappes ont causé des dégâts et fait au moins deux blessés parmi les Palestiniens. Les habitants de la région ont confirmé avoir entendu de multiples explosions provenant de zones actuellement sous le contrôle des forces israéliennes.
Une justification opérationnelle avancée par Tel-Aviv
Au-delà des frappes d’artillerie, un incident précis semble avoir motivé cette intensité militaire. D’après les informations relayées par la chaîne israélienne Channel 12, l’armée aurait détecté un mouvement suspect près de Beit Hanoun, à proximité de Beit Lahiya. Les soldats auraient identifié cinq individus sortant d’un tunnel, une infrastructure souterraine jugée hostile par l’état-major israélien.
Considérés comme des cibles légitimes par Tsahal malgré le contexte de trêve, ces individus ont été immédiatement visés. Le bilan rapporté par le média israélien fait état de quatre morts parmi ce groupe. Cet événement marque une rupture nette avec la dynamique de désescalade qui était au cœur des discussions diplomatiques récentes, notamment celles évoquées lors des rencontres internationales sur le dossier de Gaza.