Frappes israéliennes au Liban : le nouveau cap franchi par le nombre de déplacés forcés

Depuis le 2 mars, l’intensification des opérations militaires israéliennes sur le territoire libanais engendre des mouvements de population massifs. Face à l’extension de l’offensive terrestre et aux bombardements continus, les autorités locales dressent un bilan actualisé de la situation des civils contraints de fuir.

Le Comité national libanais de gestion des risques de catastrophe a publié un nouveau rapport concernant ces déplacements forcés. Selon les données relayées par l’agence Anadolu, le nombre officiel de personnes ayant quitté leur domicile a désormais dépassé le demi-million. Précisément, plus de 517 000 individus sont enregistrés auprès de la commission compétente à la suite des récentes attaques.

Ce recensement officiel pourrait toutefois être en deçà de la réalité. Le gouvernement libanais indique que le nombre effectif de citoyens contraints de trouver refuge ailleurs est probablement bien plus élevé que les seuls déplacés inscrits sur les registres. Pour faire face à l’urgence, les autorités ont pour l’instant installé environ 117 000 personnes, réparties dans 538 centres d’hébergement ouverts à travers le pays.

Cet exode découle d’une campagne militaire qui s’est considérablement élargie. L’armée israélienne, qui avait initialement fait état de sirènes déclenchées dans le nord de son territoire suite à des tirs de roquettes, a mené 1 015 attaques sur le sol libanais depuis le 2 mars. Ces opérations, menées par voies aérienne, maritime et terrestre, ont notamment visé la capitale, Beyrouth.

Sur le plan humain, les pertes s’accumulent. Le ministre libanais de la Santé, Reken Nasreddin, a communiqué un décompte faisant état de 394 morts depuis le début de cette nouvelle phase du conflit, marquant une augmentation de 100 décès sur la dernière période recensée. Les services médicaux ont également pris en charge 1 130 blessés.

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