La tension franchit un nouveau palier au Moyen-Orient. Alors que les retombées de la récente offensive contre Téhéran continuent de secouer la région, les pays du Golfe se retrouvent directement exposés aux opérations de représailles. Face à cette menace aérienne, les dispositifs de défense militaire et civile sont désormais activés à leur niveau d’urgence.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’Arabie saoudite a fait face, ce jeudi, à une nouvelle vague d’attaques. Le ministère saoudien de la Défense a confirmé l’interception et la destruction de cinq drones lancés depuis l’Iran. Ces appareils visaient spécifiquement la capitale, Riyad, ainsi que plusieurs secteurs situés dans l’est du royaume. Cette opération de neutralisation s’ajoute à un précédent bilan communiqué plus tôt dans la journée, faisant état de treize drones et d’un missile balistique iraniens abattus par les systèmes de défense antiaérienne saoudiens.
L’onde de choc de ces tirs a immédiatement traversé les frontières. À Bahreïn, la situation a poussé les autorités à prendre des mesures préventives pour protéger les civils. Le ministère bahreïni de l’Intérieur a déclenché les sirènes d’alerte à travers le pays, intimant l’ordre aux habitants de se diriger sans délai vers les « zones sûres » les plus proches.
Cette intensification des affrontements s’inscrit dans un contexte régional de haute sécurité. Depuis le 28 février dernier, date du lancement d’une vaste offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, le Moyen-Orient est plongé dans une dynamique de confrontation directe. Cette opération initiale a causé la mort d’environ 1 300 personnes, dont le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a multiplié les frappes de missiles et de drones, ciblant non seulement le territoire israélien, mais également la Jordanie, l’Irak et les pays du Golfe qui abritent des bases militaires américaines.