La frontière franco-britannique est de nouveau le théâtre d’un drame humain. Alors que les tentatives de traversée vers le Royaume-Uni se poursuivent malgré les dispositifs sécuritaires, la préfecture du Pas-de-Calais a confirmé la découverte d’un corps sans vie ce mardi matin. Ce décès marque une reprise macabre de la comptabilité nécrologique migratoire pour cette nouvelle année.
Le drame s’est noué dans la zone d’activités Transmarck, située à Marck, en périphérie immédiate de Calais. Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, la victime est un migrant d’origine subsaharienne. Le corps a été retrouvé très tôt sur la voie publique. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que l’homme aurait tenté de se dissimuler sous un poids lourd, positionné sur l’essieu, avant de chuter et d’être écrasé par le véhicule en mouvement.
Une procédure judiciaire a été immédiatement enclenchée pour faire la lumière sur cet incident. Le parquet de Boulogne-sur-Mer a ouvert une enquête afin de déterminer avec précision les circonstances de ce décès. Cette zone logistique est connue pour être un point de passage fréquenté par les candidats à l’exil cherchant à monter clandestinement dans les camions, en dépit du renforcement constant des contrôles autour du port et du tunnel sous la Manche.
Ce décès constitue, selon un décompte de la presse française basé sur des sources officielles, le premier cas mortel de l’année 2026 à cette frontière. L’année précédente avait déjà été marquée par plusieurs tragédies similaires dans ce secteur, impliquant des chutes ou des collisions avec des poids lourds. Face à la sécurisation terrestre, de nombreux migrants avaient opté en 2025 pour la voie maritime, une route tout aussi périlleuse qui avait coûté la vie à au moins 29 personnes dans la Manche.