Ce vendredi soir, un symbole de la République française a été le théâtre d’une intervention armée immédiate. Alors que se déroulait le traditionnel ravivage de la flamme du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe, à Paris, un individu a tenté de s’en prendre aux forces de l’ordre, déclenchant une riposte par balles qui a laissé l’assaillant entre la vie et la mort.
Les faits se sont produits aux alentours de 18 heures sur la place Charles-de-Gaulle, à quelques mètres des Champs-Élysées. D’après les éléments rapportés par l’agence Anadolu et confirmés par des sources policières, un homme armé d’un couteau s’est précipité sur un gendarme affecté au service d’honneur de la cérémonie. La réaction du dispositif de sécurité a été instantanée : un militaire a fait usage de son arme de service à quatre reprises pour stopper la progression de l’agresseur.
Touché par trois projectiles au torse et à la jambe, l’individu a été évacué vers l’hôpital dans un état jugé « très grave » par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Le gendarme visé, pour sa part, n’a été que très légèrement blessé par l’arme blanche. La préfecture de police a rapidement confirmé qu’aucun autre blessé n’était à déplorer parmi les officiels ou le public présent.
**Un profil sous surveillance administrative**
Si les motivations exactes de l’acte restent à définir, le profil de l’auteur présumé oriente déjà l’enquête vers la piste terroriste. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est immédiatement saisi du dossier, ouvrant une enquête de flagrance confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle.
Selon les informations communiquées par une source proche du dossier, le suspect, domicilié en Seine-Saint-Denis, n’était pas un inconnu des services de renseignement. Il faisait l’objet d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas). Ce dispositif contraignant l’obligeait notamment à pointer quotidiennement au commissariat, une obligation à laquelle il était soumis au moment des faits.
Le secteur de la place de l’Étoile a été entièrement bouclé pour les besoins de l’investigation, et l’accès à la tombe du Soldat inconnu temporairement interdit. Les transports en commun desservant la zone ont subi une interruption avant une reprise progressive en début de soirée.