En France, le mandat municipal d’Olivier Pellan à la tête de Moncontour, une commune de 738 habitants dans les Côtes-d’Armor, aura été particulièrement bref. Douze jours seulement après sa victoire aux urnes, l’édile a officiellement remis sa démission au préfet local le 27 mars.
Cette décision fait suite à une série d’actes de vandalisme ciblant directement l’élu et ses biens matériels. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, s’appuyant sur le média Franceinfo et l’Association des maires de France (AMF) des Côtes-d’Armor, le domicile d’Olivier Pellan a été tagué le 21 mars. Cinq jours plus tard, le 26 mars, son véhicule personnel, stationné devant la mairie, a été rayé.
Les inscriptions retrouvées sur les murs et les volets de sa maison portaient la mention « Mairie-OGEC ». Ce message fait référence à une subvention qui aurait été accordée à une école privée locale. Face à ces incidents, le maire a déposé deux plaintes. Dans un communiqué officiel, il a justifié son départ par la nécessité de protéger sa famille, soulignant l’impossibilité d’exercer ses fonctions dans un tel climat.
Olivier Pellan avait été élu dès le premier tour des élections municipales du 15 mars 2026, récoltant 53,19 % des suffrages. Résident de la commune depuis 25 ans, il y avait déjà exercé en tant que conseiller municipal et premier adjoint entre 2008 et 2020.
Le secrétaire général de l’AMF des Côtes-d’Armor, Xavier Hamon, a réagi à cette situation en dénonçant « une véritable attaque à la démocratie ». Pour marquer sa solidarité avec l’édile démissionnaire, la municipalité a annoncé la tenue d’un rassemblement de soutien prévu le lundi 30 mars à 18 heures locales devant la mairie. Cet événement survient dans un climat de tensions visant les édiles, rappelant un récent saccage d’une mairie par une vingtaine d’individus traité par notre rédaction.