France : Des activistes britanniques projetaient de « remplacer la police » face aux migrants, la réponse des autorités est tombée

Les autorités françaises ont décidé de serrer la vis sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais. Alors que la question migratoire reste un sujet de haute tension dans cette zone frontalière, une initiative venue d’outre-Manche a provoqué une réaction immédiate des services de l’État. Face à la menace de troubles à l’ordre public, une mesure administrative stricte a été déployée pour empêcher toute action illégale sur le terrain.

Les préfets du Nord, Bertrand Gaume, et du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, ont signé conjointement un arrêté interdépartemental interdisant tout rassemblement lié à la mouvance ultradroite britannique. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, cette décision concerne spécifiquement plusieurs arrondissements du littoral et s’étend de ce vendredi soir jusqu’à lundi matin. L’objectif affiché est de prévenir les risques de confrontation et de garantir la sécurité des personnes dans une zone où la présence de migrants cristallise les tensions.

Au cœur de cette interdiction se trouve le mouvement baptisé « Raise The Colours » et son appel au rassemblement nommé « Overlord ». D’après les précisions fournies par les préfectures, ces militants britanniques ne comptaient pas simplement manifester. L’arrêté révèle que leur initiative visait explicitement à « se substituer aux autorités de police françaises » pour empêcher les départs de migrants vers le Royaume-Uni. Cette volonté de patrouiller illégalement s’accompagne, selon les autorités, d’une « idéologie xénophobe » et d’actions d’intimidation visant à la fois les exilés et les associations humanitaires.

Pour faire respecter cette mesure, les forces de l’ordre seront pleinement mobilisées tout au long du week-end. Les autorités ont prévenu que tout membre de ces mouvements contrôlé par la police pourra faire l’objet d’une reconduite à la frontière. Ce n’est pas la première fois que ce groupe est ciblé : le 13 janvier dernier, dix de ses militants avaient déjà été interdits de territoire français pour des actions violentes. Les services de l’État notent par ailleurs une radicalisation accrue d’une branche dissidente de ce mouvement, jugée particulièrement virulente.

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