Arrivé en janvier 2025 avec la mission de redresser une formation en perte de vitesse, l’ancien international sénégalais n’aura pas survécu à la récente spirale négative du club breton. Si le classement actuel du Stade Rennais permet encore d’espérer une qualification européenne, la réalité du terrain et les coulisses agitées ont conduit la direction à trancher dans le vif. Une décision qui met un terme à une collaboration d’un peu plus d’un an, marquée par des tensions latentes et une fin de parcours brutale.
La sixième place occupée par Rennes en Ligue 1 s’apparente désormais à un mirage statistique. Derrière ce positionnement encore honorable, la dynamique sportive s’est effondrée de manière spectaculaire ces dernières semaines. Après une embellie de six victoires en sept rencontres, l’équipe dirigée par Habib Beye a subi un coup d’arrêt violent, enchaînant quatre défaites consécutives. Les revers concédés face à Monaco (4-0), Marseille en Coupe de France (3-0) et Lens (3-1) ont mis en lumière un collectif désorienté et un fond de jeu en déliquescence.
Selon les informations rapportées par nos confrères d’IGFM et RFI, ce sont ces signaux alarmants, couplés à une incapacité à inverser la tendance, qui ont scellé le sort du technicien. La menace directe des poursuivants au classement et la perspective d’un match crucial contre le Paris Saint-Germain vendredi ont poussé l’état-major rennais à agir dans l’urgence.
**Une légitimité constamment mise à l’épreuve**
Au-delà des résultats bruts, le passage de Habib Beye en Bretagne aura été marqué par un contexte interne complexe. Imposé initialement par François Pinault, le propriétaire du club, l’entraîneur a dû composer avec un déficit d’expérience sur un banc de l’élite qui a souvent alimenté les doutes. Ses relations avec le président Arnaud Pouille sont restées distantes, et certaines décisions structurelles ont laissé transparaître des divisions au sein de l’organigramme.
Le bilan comptable final, après 39 matchs toutes compétitions confondues, ne suffira pas à masquer l’impression d’un rendez-vous manqué. Pour assurer l’intérim, la direction a fait appel à Sébastien Tambouret, entraîneur de la réserve, qui avait déjà assuré une courte transition en novembre 2024. Quant à la succession pérenne, le nom de Franck Haise revient avec insistance pour tenter de relancer une machine rennaise désormais dos au mur.