France : Derrière la hausse globale du trimestre, les deux secteurs précis qui ont fait chuter la consommation en décembre

Alors que le dernier mois de l’année est traditionnellement synonyme d’effervescence commerciale, les données publiées ce vendredi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) révèlent une tendance inverse. La consommation des ménages en biens en France a marqué le pas en décembre, venant nuancer la progression globale observée sur le dernier trimestre 2025. Ce ralentissement s’explique par le comportement des consommateurs sur des postes de dépenses pourtant cruciaux en période de fêtes.

Selon les chiffres communiqués par l’Insee et relayés par l’agence Anadolu, la consommation des ménages en biens a reculé de 0,6 % en décembre. Cette baisse s’accentue par rapport au mois de novembre, qui enregistrait déjà un repli de 0,3 %. Si la tendance générale sur l’ensemble du quatrième trimestre reste positive avec une progression de 0,4 %, le mois de décembre fait figure d’exception notable, plombé par des arbitrages budgétaires spécifiques des foyers français.

Le principal facteur de cette contraction réside dans la chute de la consommation de biens fabriqués, qui a diminué de 1 %. Dans le détail, les ménages ont particulièrement restreint leurs achats en biens durables (-1,2 %), notamment les équipements du logement et les matériels de transport, après une légère embellie le mois précédent. Le secteur de l’habillement et du textile subit également un revers important avec une baisse de 2,1 %, effaçant le rebond de 1 % constaté en novembre.

Plus surprenant pour une période de fin d’année, l’alimentaire a également pesé sur la balance. La consommation dans ce secteur a reculé de 0,9 % en décembre. L’institut de statistique note spécifiquement un repli des achats de produits divers, incluant ceux habituellement prisés lors des réveillons. Seule la consommation de tabac s’inscrit en hausse dans cette catégorie.

À l’inverse de ces tendances baissières, les dépenses en énergie ont progressé de 0,8 %. Cette hausse est toutefois nuancée : elle est principalement portée par l’achat de carburants, favorisé par des prix bas, alors que la consommation de gaz et d’électricité a diminué pour le deuxième mois consécutif en raison de températures clémentes, supérieures aux normales saisonnières.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire