France : Cité dans les archives Epstein, les « faits présumés » d’une extrême gravité qui accablent le diplomate Fabrice Aidan

L’onde de choc de l’affaire Epstein atteint désormais le Quai d’Orsay. Alors que les documents liés au financier américain continuent d’être épluchés par la justice et la presse, le ministère français des Affaires étrangères se voit contraint de réagir officiellement face à l’implication présumée de l’un de ses agents. Une situation jugée suffisamment préoccupante pour entraîner une saisine immédiate des autorités judiciaires.

C’est sur les ondes de RTL que Jean-Noël Barrot, chef de la diplomatie française, a confirmé l’ouverture d’une procédure visant Fabrice Aidan. Ce diplomate français voit son nom apparaître dans les archives judiciaires américaines relatives à Jeffrey Epstein, décédé en détention en 2019. Selon nos informations, basées sur des éléments rapportés par l’agence Anadolu, cette mention ne relève pas de la simple anecdote, mais s’appuie sur des dizaines de courriels échangés entre le fonctionnaire et le financier.

Face à la nature des éléments découverts, le ministre n’a pas tergiversé. Qualifiant les faits de « très grande gravité », Jean-Noël Barrot a indiqué avoir personnellement saisi le procureur de la République. En parallèle de ce volet judiciaire, une enquête administrative a été diligentée pour appuyer le travail de la justice, accompagnée d’une procédure disciplinaire interne. L’objectif affiché est clair : ne pas laisser le soupçon s’installer sur l’ensemble du corps diplomatique. « Je ne souhaitais pas laisser entendre que cela éclabousserait les agents du ministère », a précisé le ministre.

Le profil de l’intéressé est celui d’un « secrétaire des affaires étrangères principal ». Au moment des révélations, Fabrice Aidan n’était toutefois pas en poste au ministère, mais en position de détachement pour convenances personnelles. Il exerçait des fonctions au sein du géant énergétique français Engie. L’entreprise, informée de la situation, a immédiatement annoncé la suspension de son collaborateur, en attendant les conclusions des enquêtes en cours.

Les soupçons qui pèsent sur ce diplomate vont bien au-delà de la simple relation mondaine. Le ministre a évoqué des « faits présumés » incluant des « soupçons de violences sexuelles, de malversations financières et de tentatives d’influence ». Si l’enquête devra déterminer la matérialité de ces accusations, la réactivité des autorités françaises témoigne de la sensibilité du dossier. Interrogé sur l’éventuelle implication d’autres diplomates dans cette nébuleuse, Jean-Noël Barrot a adopté une posture de prudence, déclarant ne pas pouvoir « l’exclure » à ce stade.

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