La campagne pour les élections municipales à Carpentras, dans le sud de la France, prend une tournure judiciaire et médiatique avec la mise en lumière du passé numérique de Christian Richaud Simoni. Investi par le Rassemblement national (RN) et l’UDR, le candidat fait face à la publication, par le journal Libération, d’une série de messages postés sur le réseau social X (anciennement Twitter). Ces écrits, datant de plusieurs années, visent directement des personnalités politiques et culturelles de premier plan à travers des attaques ciblées.
Selon les éléments relayés par l’agence Anadolu, les publications incriminées se caractérisent par une violence verbale particulière à l’encontre de figures issues de la diversité. Le 1er octobre 2017, Christian Richaud Simoni s’en prenait à Danièle Obono, députée de La France Insoumise (LFI). Dans ce message, il qualifiait l’élue de la 17e circonscription de Paris de « bonobo », ajoutant à l’injure raciste le commentaire suivant : « honte à elle et à tous ceux qui l’ont élue ».
L’acteur Omar Sy, personnalité très populaire en France et au Sénégal, a également été la cible de ces attaques. Dans un tweet daté du 16 octobre 2017, le candidat invitait le comédien à « s’occuper des chèvres ». Il accompagnait cette injonction d’une remarque sur la prise de parole publique de l’artiste : « Quand on a la bouche plus grande que la tête, on raconte forcément du vent ».
Au-delà des attaques ad hominem, les investigations ont fait ressortir des positions tranchées sur des questions religieuses et territoriales. Le candidat du RN évoquait dans une autre publication une « guerre contre l’islam », affirmant que celle-ci ne pourrait être gagnée « avec nos lois et nos insoumis de gauche ». Les territoires d’Outre-mer n’ont pas été épargnés par cette série de messages. Le 29 juillet 2020, Christian Richaud Simoni qualifiait Mayotte et la Guyane de « furoncles […] soignés par nos politiques bien-pensants ».
Le dossier constitué par Libération fait également état de propos misogynes, notamment une référence à Martine Aubry, maire socialiste de Lille, formulée après une agression survenue dans sa ville. Ces révélations surviennent alors que plusieurs candidatures du Rassemblement national font l’objet de scrutins similaires concernant des publications passées à caractère raciste, sexiste ou complotiste.
C est juste de la jalousie quelqu un qui vient chez vous et qui est plus aimé que vous un idiot qui pense comme ceux du 13e siècle ignoble raciste de merde vous verrez chaque jour ceux qui sont mieux que vous