Comment mieux anticiper la fièvre de la vallée du Rift, cette zoonose qui a causé 31 décès au Sénégal l’année dernière ? Cinq pays d’Afrique de l’Ouest – la Gambie, la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal – se sont unis pour calibrer un outil d’aide à la décision. Un atelier régional ouvert lundi à Dakar, coordonné par la FAO, réunit leurs experts vétérinaires pour cette entreprise collective, rapporte M. Niang, de l’APS.
Un outil baptisé DST-FVR
Pendant cinq jours, les participants peaufinent l’outil DST-FVR, qui combine des données climatiques, entomologiques, épidémiologiques et environnementales. Il prend aussi en compte les mouvements transfrontaliers des animaux, essentiels dans une région où la transhumance est fréquente. L’objectif : détecter précocement les foyers et déclencher des campagnes de vaccination ciblées.
Une riposte après une épidémie meurtrière
La fièvre de la vallée du Rift a frappé durement en 2025. Le docteur Médoune Badiane, chef du Bureau de la surveillance épidémiologique à la Direction des services vétérinaires, rappelle que l’épidémie a provoqué des milliers de décès d’animaux, des milliers d’avortements dans les élevages et d’importantes pertes économiques. Sur le plan humain, au moins 31 personnes ont perdu la vie.
Dans la région de Saint-Louis, les services vétérinaires avaient détecté précocement les premiers foyers grâce aux dispositifs de surveillance existants. Cette réactivité a permis de limiter la propagation, mais les autorités sanitaires veulent renforcer leur arsenal avec ce nouvel outil. « Plus les données sont précises, meilleure est la modélisation », a souligné le docteur Badiane.
