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Fête nationale : Les ambassadeurs étrangers au Sénégal ont renouvelé leur attachement à la Palestine

à la cause Palestinienne, fête nationale de la Palestine, les ambassadeurs étrangers au Sénégal, ont renouveler leur attachement, Seize (16) novembre 2018
Fête nationale : Les ambassadeurs étrangers au Sénégal ont renouvelé leur attachement à la Palestine

Le 16 novembre dernier l’ambassade de la Palestine établie à Dakar a fêté le 30e anniversaire de la déclaration de l’indépendance, au musée Senghor. A cette occasion, beaucoup d’ambassadeurs étrangers, Occidentaux, Africains, Orientaux comme Asiatiques ont pris part à cette journée pour témoigner de leur attachement à la cause palestinienne

Marqué par le sceau de l’amitié entre le Sénégal et la Palestine, inspiré par les relations intrinsèques qui ont prévalu dans le passé entre les pères fondateurs des deux pays frères à savoir les Présidents Léopold Sédar Senghor (Sénégal) et Yasser Arafat (Palestine), Son Excellence Safwat Ibraghith a tenu à ce que ce 30è anniversaire soit fêté dans un lieu symbolique qui rappellerait l’amitié Sénégalo-palestinienne qui remonte des années 1970.

Ainsi, cette cérémonie, plus que commémorative, a plongé les hôtes de l’ambassadeur, Son Excellence Safwat Ibraghith, par le biais d’expositions, dans les dates phares qui ont rythmé la vie et l’existence de ce pays arabe frère, sous l’hégémonie de l’Israël, pays envahisseur.

Dans son discours, Madame Ndèye Rahmatoulaye Guèye Diop, ministre de la bonne gouvernance et de la protection de l’enfance, représentant du Gouvernement de la République sœur du Sénégal, a rappelé et a renouvelé l’attachement de son pays à la Palestine et à sa cause.

Pour sa part,  Safwat Ibraghith, prenant la parole, après avoir remercié tous ses homologues étrangers d’avoir marqué de leur présence à cette journée si importante à ses yeux, a rappelé le choix porté sur le lieu qui a abrité cette cérémonie.

A l’instar de Senghor, les innombrables Hommes libres du Sénégal ont fait longuement preuve de résistance

« Ce lieu n’est pas seulement chargé d’histoire et de souvenirs pour les Sénégalais, mais aussi, pour nous Palestiniens, car c’est ici-même qu’en 1977, le feu Président Sénghor fut le premier président africain à avoir reçu Yasser Arafat, en sa qualité du chef révolutionnaire de l’Organisation de Libération de la Palestine,

Le président Senghor a placé les relations palestino-sénégalaises sous le sceau de la solidarité en attribuant à Arafat un passeport diplomatique sénégalais pour faciliter ses mouvements en Afrique et ailleurs alors qu’il était traqué avec ses compagnons par les ennemis de la Palestine.

Senghor a renouvelé son soutien aux Palestiniens en prenant une décision historique qui a fait du Sénégal, un des premiers pays au monde à reconnaître l’Etat de Palestine en 1989.

Il a permis l’établissement de l’une des premières ambassades de la Palestine en Afrique, ici à Dakar

C’est encore Senghor qui avait rompu tout lien avec Israël en réaction à la guerre de 1973, il avait conditionné la reprise de ces liens à la reconnaissance pleine et entière des droits palestiniens

A l’instar de Senghor, les innombrables Hommes libres du Sénégal ont fait longuement preuve de résistance contre les volontés expansionnistes des autorités coloniales et ont été des modèles de refus et de désobéissance contre les colonisateurs », dixit Ibraghith.

Lat Dior, Cheikh Ahmadou Bamba et El Hadji Malick Sy, des modèles de refus et de désobéissance contre les colonisateurs.

« A l’instar de Senghor, les innombrables Hommes libres du Sénégal ont fait longuement preuve de résistance contre les volontés expansionnistes des autorités coloniales et ont été des modèles de refus et de désobéissance contre les colonisateurs.

C’est le cas du Lat Dior, dernier roi du royaume du Cayor, devenu une des grandes figures de l’histoire du Sénégal et de l’Afrique. Il disait souvent :« Je veux vivre digne et généreux ».
C’est le cas aussi, du Cheikh Ahmadou Bamba qui a vécu 75 ans dont 33 ans passés entre exil forcé et privation de liberté.

Bien avant que le Mahatma GANDHI n’ait théorisé et pratiqué la non-violence, et différemment de El Hadji Omar TALL et à Maba Diakhou BA, d’autres héros de la nation sénégalaise en résistance contre les colonisateurs, Cheikh Ahmadou Bamba comme El Hadji Malick SY font appel au «Jihad du cœur».

« Travaille comme si tu ne devais jamais mourir, et prie comme si tu devais mourir demain », telle fut la devise de Khadim AL RASSOUL. » a renchéri l’ambassadeur de la Palestine devant ses invité et devant la République du Sénégal représenté par Madame le ministre, Ndeye Rahmatoulaye GUEYE DIOP.

Cette cérémonie était également l’occasion, pour l’ambassadeur de la Palestine de rappeler l’importance de la fête nationale de Palestine dans un contexte d’occupation israélienne plongeant le pays dans une situation de ni liberté, ni d’unité nationale.

« Certains s’étonnent encore de nous voir célébrer cette année la Déclaration de l’Etat de Palestine pendant que notre pays n’est, ni libre, ni uni. Que les Palestiniens aujourd’hui n’ont aucune souveraineté, sur leurs terres et frontières, que les Palestiniens n’ont pas finis d’enterrer leurs martyrs et jamais terminé de faire leur deuil. En outre, notre peuple vit toujours sous occupation, emprisonné, réfugié ou apatride. Pire encore, cette année, certaine grande puissance au mépris total du droit international, transfèrent leurs ambassades vers Jérusalem en signe de reconnaissance de cette ville palestinienne occupée comme capitale de l’Etat d’occupation israélienne.

Mais c’est précisément au regard de cette situation que nous réaffirmons plus que jamais notre attachement à cette déclaration d’Alger et notre volonté de faire de cet objectif une réalité, que nous pourrions, alors, célébrer normalement.

30 ans après la déclaration d’Alger, 25 ans après les accords d’Oslo, 71 ans après l’adoption du plan de partage, la Palestine et son peuple paient, hélas, encore le prix cher de cette mauvaise conscience par certaines puissances et de cette passivité de la part d’un monde spectateur ».

« Retiré en 2011 de l’UNESCO, et le mois dernier du protocole facultatif de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, l’administration américaine multiplie les mesures spectaculaires, comptant sur son savoir-faire en politique de « chantage», dont l’objectif inavoué est de punir les dirigeants palestiniens et de leur tordre le bras pour qu’ils acceptent le plan américain connu sous l’appellation du (Deal du Siècle) », a dénoncé l’ambassadeur Safwat Ibraghith, à cette occasion.

 

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(2) commentaires

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Boy thiocé

Free Palestine!!✊?✊?

A&j

Merci beaucoup mr lambasadeur if south Africa is free today Palestine will be free one day insah allah

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