Face aux sabotages ciblant les JO de Milan, la qualification d’une extrême gravité utilisée par Giorgia Meloni contre les auteurs

Le lancement des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina a été marqué par une série d’incidents sécuritaires majeurs qui ont immédiatement pris une tournure politique au sommet de l’État italien. Alors que la compétition sportive débutait à peine, les autorités ont dû faire face à des perturbations coordonnées sur les infrastructures ferroviaires et à des affrontements urbains, provoquant une réaction particulièrement virulente de la chef du gouvernement.

La tension est montée d’un cran ce dimanche, au lendemain d’une journée marquée par des manifestations houleuses et des actes de sabotage. Giorgia Meloni, la présidente du Conseil italien, n’a pas mâché ses mots pour définir les responsables de ces troubles. Dans une déclaration officielle relayée par Al Jazeera, elle a qualifié les manifestants violents et les saboteurs d’« ennemis de l’Italie et des Italiens ». Une rhétorique qui vise à isoler radicalement les auteurs de ces actes de la population qui soutient l’événement.

Pour la dirigeante italienne, l’impact de ces actions dépasse le simple cadre de la contestation. Elle dénonce une stratégie visant à nuire à l’image internationale du pays. « Les manifestants défilent ‘contre les Jeux olympiques’, faisant en sorte que ces images finissent sur les télévisions du monde entier », a-t-elle déploré, mettant en contraste ces agissements avec l’engagement des milliers de bénévoles qui œuvrent au bon déroulement des Jeux.

Une enquête pour terrorisme ouverte

La sévérité de la réaction politique s’aligne sur la réponse judiciaire. Le ministère italien des Transports a confirmé l’ouverture d’une enquête pour suspicion de « terrorisme » suite au sabotage ferroviaire survenu près de Bologne samedi. Des câbles ont été sectionnés pour empêcher la circulation des trains, un acte qui pourrait valoir à ses auteurs une réclamation de dommages et intérêts s’élevant à plusieurs millions d’euros.

Sur le terrain, la situation à Milan a dégénéré lorsque la marche, initialement prévue pour dénoncer les conséquences environnementales et financières des Jeux, s’est approchée des sites olympiques. Selon les rapports de police, l’usage de fumigènes et de pétards par certains contestataires a entraîné une riposte des forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser la foule près du Village olympique.

Le CIO trace une ligne rouge

Le Comité International Olympique (CIO), par la voix de son porte-parole Mark Adams, a tenu à distinguer la protestation légitime de la violence. Si l’institution reconnaît le droit de manifester pacifiquement, elle estime que la violence « n’a pas sa place aux Jeux Olympiques ».

Au-delà des revendications écologiques, le climat autour de ces Jeux est également alourdi par des tensions géopolitiques. Des protestations ont visé la participation d’Israël ainsi que la présence de la délégation américaine. Lors de la cérémonie d’ouverture au stade San Siro, l’apparition de la délégation israélienne et celle du vice-président américain JD Vance sur les écrans géants ont d’ailleurs suscité des sifflets audibles, bien que rapidement couverts par l’ambiance festive générale.

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