Face aux engagements restés sans suite, la double mesure de paralysie décrétée par la CESL sur le campus de Saint-Louis

Le climat social se détériore à nouveau au sein de l’Université Gaston Berger (UGB). Alors qu’une accalmie précaire semblait prévaloir suite aux dernières perturbations, la structure représentative des étudiants a décidé de rompre le statu quo. En cause, une absence de dialogue jugée inacceptable par les pensionnaires de Sanar concernant la matérialisation des promesses faites par l’administration.

La réaction de la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL) ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué relayé par nos confrères de Sud Quotidien, l’instance dirigeante a décrété une cessation immédiate de toutes les activités pédagogiques pour une durée de 24 heures. Ce mot d’ordre s’accompagne d’une mesure complémentaire : 24 heures de « journées sans tickets », qualifiées de non renouvelables pour cette séquence.

Cette brusque montée de tension trouve son origine dans le traitement des engagements pris lors de la précédente crise universitaire. La CESL pointe du doigt le silence des autorités compétentes face aux difficultés persistantes sur le campus. Selon les représentants étudiants, les promesses formulées pour apaiser la situation peinent à se concrétiser, laissant les problèmes structurels sans réponse.

La coordination insiste sur sa démarche qu’elle qualifie de responsable. Elle affirme avoir volontairement évité toute escalade ces derniers temps, espérant que ce délai permettrait aux autorités de proposer des solutions tangibles. Le constat dressé par le bureau est cependant négatif : aucun cadre d’échange effectif n’a été institué et les revendications restent en suspens.

Ce mouvement d’humeur a pour objectif explicite de forcer l’établissement d’un dialogue. La CESL exige la tenue, dans les plus brefs délais, d’une rencontre avec les décideurs pour traiter les points de revendication. Le communiqué se veut clair sur la suite des événements : en cas de tergiversations ou de retard dans la prise en charge des dossiers, la stratégie changera de nature. La structure avertit qu’elle « répondra à la hauteur de l’affront » et n’exclut aucun moyen de lutte syndicale pour obtenir gain de cause, tout en réaffirmant sa disponibilité actuelle pour une résolution rapide du conflit.

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