L’apparition d’un nom dans une procédure judiciaire internationale suffit souvent à enflammer la toile, indépendamment de la réalité des faits. C’est l’expérience amère que vit actuellement l’ancien international français Franck Ribéry, dont le patronyme a été repéré dans la masse documentaire liée à l’affaire Jeffrey Epstein. Alors que les réseaux sociaux se sont emparés de cette information pour relayer des accusations graves, l’entourage du joueur a choisi de briser le silence pour clarifier l’origine exacte de cette mention et annoncer une riposte légale immédiate.
Selon les éléments communiqués par son avocat, Me Carlo Alberto Brusa, et rapportés par l’agence Anadolu, Franck Ribéry conteste « formellement et sans réserve » les faits qui lui sont imputés. La défense de l’ancien joueur du Bayern Munich pointe du doigt une confusion entretenue autour de la nature du document incriminé. Il ne s’agirait pas d’une pièce officielle de l’accusation, mais d’une lettre de 38 pages adressée en 2019 au département de la Justice américain.
**Une lettre jugée « farfelue » par la défense**
Ce document, bien que versé aux dossiers rendus publics, émanerait d’un tiers et s’inscrirait dans un différend étranger au joueur. Me Brusa qualifie cette missive de « totalement farfelue » et insiste sur le fait qu’elle met en cause de nombreuses autres personnalités sans fondement juridique avéré. Il est important de noter, comme le rappelle notre source, que la simple présence d’un nom dans les fichiers Epstein ne constitue pas, en soi, une mise en cause pénale.
Face à ce qu’il considère comme de la diffusion de « fausses informations », Franck Ribéry a décidé de ne pas en rester au stade du simple démenti. Son conseil a annoncé le dépôt d’une plainte pénale. L’ancien footballeur affirme avoir identifié l’auteur de la lettre initiale et compte engager des poursuites non seulement contre ce dernier, mais également contre les personnes relayant ces accusations sur les plateformes numériques.
Aucune procédure judiciaire n’a été ouverte contre Franck Ribéry sur la base de ce document, précise l’avocat, qui entend par cette action en justice mettre un terme définitif à l’association du nom de son client avec ce dossier criminel américain.