Face à la menace militaire américaine, l’analyse radicale livrée par le chancelier allemand sur l’espérance de vie du régime iranien

L’Allemagne tente de maintenir une voie diplomatique étroite dans le dossier iranien, alors que les signaux d’une escalade militaire se multiplient dans la région du Golfe. Face au renforcement du dispositif américain et aux menaces réitérées du président Donald Trump, Berlin insiste sur la nécessité d’éviter un conflit ouvert, tout en posant un diagnostic sans concession sur la situation interne à Téhéran.

La position du gouvernement allemand se veut un contrepoids à la pression militaire croissante. Selon le porte-parole du gouvernement, Stefan Kornelius, Berlin reste en « contact permanent » avec Washington pour promouvoir une issue négociée. Cette démarche s’inscrit dans un contexte où le chancelier Friedrich Merz s’est entretenu directement avec le président américain il y a deux semaines, réaffirmant l’attachement de l’Allemagne à une résolution pacifique.

Cette volonté d’apaisement sera au cœur du déplacement que le chancelier effectuera la semaine prochaine dans le Golfe. Friedrich Merz est attendu en Arabie saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis. Ces trois monarchies, bien qu’alliées stratégiques des Occidentaux, ont exprimé leur ferme opposition à une attaque militaire américaine contre l’Iran, redoutant une déstabilisation incontrôlable de toute la région.

Si l’Allemagne plaide pour la retenue militaire, son analyse politique du régime iranien rejoint la fermeté affichée par l’agence Anadolu. S’appuyant sur des rapports de médias internationaux évoquant près de 30 000 morts lors des récentes manifestations, le chancelier allemand a estimé que le pouvoir à Téhéran a perdu toute légitimité. Pour Friedrich Merz, la répression brutale ne suffira pas à maintenir le statu quo : « Ce n’est peut-être qu’une question de semaines, mais ce régime n’a aucune légitimité pour gouverner le pays », a-t-il déclaré, considérant que les jours des autorités iraniennes sont désormais « comptés ».

Cette déclaration intervient alors que l’Union européenne a récemment durci le ton. Des sanctions ont ciblé plusieurs hauts responsables iraniens en réponse à la répression, marquant un alignement progressif des positions occidentales sur le constat d’une rupture entre le régime et sa population.

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