Iran : En réaction à la répression, la décision radicale prise par l’UE concernant le statut officiel des Gardiens de la Révolution

C’est un tournant diplomatique majeur qui s’est opéré ce jeudi 29 janvier à Bruxelles. Alors que les relations entre l’Occident et la République islamique sont déjà tendues, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se sont réunis pour apporter une réponse commune à la situation intérieure en Iran. Au terme de ces échanges, la diplomatie européenne a franchi un nouveau cap dans sa politique de sanctions, ciblant directement le cœur sécuritaire du régime de Téhéran.

La décision, confirmée par la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, marque une rupture nette avec la prudence observée jusqu’ici. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’Union européenne a officiellement classé les Gardiens de la Révolution islamique comme « organisation terroriste ». Cette mesure, qualifiée de « majeure » par Mme Kallas sur le réseau social X, vise à sanctionner ce que Bruxelles considère comme la répression « la plus violente » de l’histoire récente de l’Iran. « La répression ne saurait rester sans réponse », a justifié la responsable européenne.

**Une liste de sanctions considérablement élargie**

Au-delà de cette qualification symbolique et juridique, l’UE a mis en place des mesures coercitives immédiates. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a précisé en marge du Conseil que vingt-et-un individus et entités sont désormais frappés d’une interdiction d’accès au territoire européen et d’un gel de leurs actifs.

Le Journal officiel de l’Union européenne détaille l’identité des hauts responsables visés par ces nouvelles restrictions. Parmi eux figurent des piliers de l’appareil d’État iranien : le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni, le procureur général Mohammad Movahedi-Azad, ainsi que le chef de la police Seyed Majid Feiz Jafari. Plusieurs commandants des Gardiens de la Révolution sont également ciblés individuellement, l’organisation étant perçue par les Vingt-Sept comme l’instrument principal des violences imputées aux autorités.

**Téhéran promet une riposte, Washington maintient la pression**

La réaction de l’Iran ne s’est pas fait attendre. Dénonçant une pression occidentale injustifiée, le général Amir Hatami, chef militaire iranien, a averti via la télévision d’État que l’armée se préparait à une « riposte écrasante ». Il a affirmé que le renforcement des capacités stratégiques du pays permettrait une réponse rapide à toute menace extérieure.

Ce durcissement européen intervient dans un contexte géopolitique particulièrement volatile. Outre-Atlantique, le président américain Donald Trump a adopté une rhétorique offensive, prévenant mercredi que « le temps était compté » avant une potentielle action militaire, alors qu’une force navale américaine est en cours de déploiement dans le Golfe. De son côté, Téhéran tente de consolider ses alliances régionales en sollicitant le soutien des puissances arabes voisines.

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Un commentaire

  1. L’hypocrisie occidentale. Vous êtes des antimusulmans et vous n’osez pas l’affirmer. Soyez honnête. Tout ce que vous faites c’est pour votre propre intérêt et vous chantez sur vos plateaux pour dire que vous le faites pour peuple iranien alors qu’ils ont subi depuis des années vos sanctions. C’est maintenant que vous vous souciez du peuple. Foutaise. Malgré cela LE GRAND IRAN continue d’avancer et devient plus fort. Et c’est cela qui vous inquiète et voulez le briser. Peut être que vous réussirez mais sachez une chose tout cela se retournera contre vous un jour.

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