Face à la commission ad hoc, la modalité de comparution impérative réclamée par Farba Ngom

Actuellement privé de liberté dans le cadre d’une procédure judiciaire, le député Farba Ngom entend exercer pleinement ses prérogatives de parlementaire. Alors que la machine législative s’est mise en branle pour statuer sur son immunité, le responsable de l’Alliance pour la République (APR) a saisi la présidence de l’Assemblée nationale pour fixer le cadre strict de sa participation aux débats.

C’est une correspondance formelle qui a atterri sur le bureau du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye. Selon les informations relayées par notre confrère IGFM, reprenant une parution du quotidien Les Échos, Farba Ngom refuse de rester en marge des discussions qui scelleront son sort judiciaire. Par le biais de son conseil, le député a formulé une exigence claire concernant le déroulement des prochaines étapes de la procédure le visant.

Une présence physique exigée pour les auditions

L’enjeu pour le maire des Agnam est de ne pas subir la procédure à distance. D’après les éléments communiqués, il réclame impérativement sa présence physique lors de deux échéances majeures : son audition par la commission ad hoc prévue ce vendredi, ainsi que la séance plénière décisive programmée pour le lundi suivant. Actuellement interné au Pavillon spécial, Farba Ngom souhaite assurer sa propre défense devant la représentation nationale, écartant l’idée d’une procédure où il serait absent des débats.

La balle dans le camp du ministère de la Justice

Cette requête procédurale nécessite une coordination institutionnelle immédiate. Pour satisfaire à la demande du parlementaire, la commission ad hoc a sollicité le président de l’Assemblée nationale afin qu’il engage les démarches nécessaires auprès de l’Exécutif. Concrètement, il s’agit d’interpeller la ministre de la Justice, Yassine Fall, seule habilitée à autoriser l’extraction du député de son lieu de détention.

L’administration pénitentiaire dépendant de la tutelle du ministère de la Justice, la délivrance d’une autorisation de sortie s’avère indispensable pour permettre le transfert de Farba Ngom du Pavillon spécial vers l’hémicycle. La tenue de l’audition dans les conditions réclamées par la défense dépend désormais de la réponse administrative de la Chancellerie.

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Un commentaire

  1. Je pensais que Farba était mourant!! Alors faîte le venir sur civière. Qu’il arrête ce cirque. Sous le règne de Macky on sait comment ça se passait.

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