États-Unis : Donald Trump ordonne aux agences fédérales de rompre immédiatement avec ce fleuron de l’IA

Les tensions entre Washington et la Silicon Valley viennent de franchir un nouveau cap. Le président des États-Unis, Donald Trump, a pris une décision radicale concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle au sein de l’appareil d’État, en réponse à un différend majeur impliquant le département de la Défense.

Selon les informations diffusées par Al Jazeera, le chef de l’État américain a ordonné à l’ensemble des agences fédérales de cesser immédiatement toute collaboration avec Anthropic, un laboratoire d’intelligence artificielle basé à San Francisco. Une période de transition de six mois a été accordée au Pentagone et aux autres institutions pour éliminer progressivement les technologies de l’entreprise de leurs plateformes militaires et administratives.

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a justifié cette directive en affirmant que le gouvernement américain n’avait plus besoin de ces services et ne ferait plus affaire avec la société. Il a par ailleurs qualifié les dirigeants d’Anthropic d’extrémistes de gauche, menaçant de recourir à l’ensemble de ses pouvoirs présidentiels pour imposer des poursuites civiles et pénales si l’entreprise n’assurait pas sa coopération durant la phase de retrait.

À l’origine de cette rupture se trouve un contrat de 200 millions de dollars liant Anthropic au Pentagone. L’entreprise refusait d’accorder une utilisation militaire sans restriction de son modèle d’IA, baptisé Claude. Dario Amodei, le directeur général d’Anthropic, a déclaré la veille de l’annonce présidentielle qu’il ne pouvait en son âme et conscience céder aux exigences du département de la Défense. La société redoutait notamment que sa technologie ne soit employée pour une surveillance de masse ou intégrée à des systèmes d’armes entièrement autonomes, rejetant une nouvelle formulation du contrat qui permettait de contourner ces garde-fous.

Cette offensive gouvernementale a provoqué une réaction inattendue au sein de l’industrie technologique, unissant des concurrents historiques. Des employés de Google et d’OpenAI ont publié des lettres ouvertes pour soutenir la position d’Anthropic, accusant le Pentagone de vouloir diviser les entreprises du secteur par la peur.

Sam Altman, le dirigeant d’OpenAI, a publiquement pris la défense de son rival lors d’une intervention sur CNBC. Il a remis en question les méthodes menaçantes du Pentagone et affirmé que la majorité du secteur de l’IA partageait ces mêmes limites éthiques. Sur le plan politique, le sénateur démocrate Mark Warner a critiqué la directive présidentielle, s’interrogeant publiquement sur la primauté des considérations politiques au détriment d’une analyse rigoureuse de la sécurité nationale américaine.

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