États-Unis : Donald Trump bannit un géant de l’IA, le Pentagone signe un accord classifié avec son grand rival.

L’architecture technologique de la défense américaine connaît un bouleversement majeur. Alors qu’une directive présidentielle vient d’exclure un acteur de premier plan du secteur de l’intelligence artificielle, le Pentagone a officialisé une nouvelle alliance stratégique pour la gestion de ses données militaires sensibles.

Sam Altman, dirigeant d’OpenAI, a annoncé tard vendredi la conclusion d’un accord avec le Pentagone visant à déployer ses modèles d’intelligence artificielle au sein des systèmes militaires classifiés. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, cette collaboration intègre des garde-fous sécuritaires spécifiques. « Ce soir, nous avons conclu un accord avec le Département de la Guerre pour déployer nos modèles sur leur réseau classifié », a déclaré Sam Altman sur le réseau social X, soulignant la volonté de l’institution militaire de collaborer tout en respectant des normes de sécurité strictes.

Ce rapprochement intervient dans un contexte de restructuration technologique radicale à Washington. Le président des États-Unis, Donald Trump, a récemment ordonné aux agences fédérales de suspendre l’utilisation des outils développés par Anthropic, le principal concurrent d’OpenAI. Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a justifié cette mise à l’écart en qualifiant l’entreprise de « risque pour la chaîne d’approvisionnement ». Notre rédaction note que cette décision fait suite au refus d’Anthropic d’assouplir ses restrictions concernant l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes d’armes autonomes et les dispositifs de surveillance de masse.

De son côté, OpenAI affirme avoir formalisé des lignes rouges claires avec les autorités militaires. Sam Altman a précisé que l’accord interdit formellement la surveillance de masse sur le territoire national et garantit la responsabilité humaine dans l’usage de la force, y compris pour les systèmes d’armes autonomes. Pour assurer le respect de ces principes, l’entreprise prévoit de déployer des ingénieurs directement au Pentagone. Ces équipes techniques auront pour mission de superviser les modèles opérant exclusivement sur des réseaux cloud sécurisés.

Face à cette réorganisation qui profite à son rival, la réaction d’Anthropic ne s’est pas fait attendre. L’entreprise a annoncé vendredi son intention de contester juridiquement la désignation de « risque pour la chaîne d’approvisionnement ». Elle souligne que cette classification est habituellement réservée aux entités liées à des adversaires étrangers, une étiquette qui contraint désormais les sous-traitants militaires américains à prouver que leurs activités n’impliquent aucunement l’utilisation de ses produits.

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